Chapitre 17 : Le meneur ?!

Chapitre 17 : Le meneur ?!
On était arrivé enfin à notre camp à Saas-grund, si je me souviens bien, un joli petit village à côté de Saas-fee. Nous étions pris comme base un camping. Le premier jour nous n'avions rien fait de spéciale, nous avions juste visité le proprio. Si je me souviens bien, de suite nous avions trouvé la falaise, elle n'était pas bien loin du camping. Il y avait pas mal de voie, tout niveau, de quoi bien grimper. Le deuxième jour, on était parti une dizaine faire un sommet pour s'acclimater. Le stellinhorn à 3400 mètres d'altitude. La difficulté est F, Je fait cordé avec Nono et Max le chef de cordé. Il y a environ 1200 mètres de dénivelé si mes souvenirs sont bons. J'en profitais pour juger le niveau des autres. Il y avait deux jeunes gars entre 20-25 ans qui était à première vu assez costaud. J'appris rapidement qu'ils s'appelaient Rémy et Claude et qu'ils n'avaient jamais mis les crampons. Il y avait aussi Michel, lui je le connaissais déjà un peu. Un grimpeur très expérimenté qui sait dire non quand quelque chose est trop risqué. Il y avait aussi Philippe et sa femme. Ce dernier était le président du CAF, il avait malheureusement abandonné le sommet, un coup de fatigue violent. La sortie s'était plutôt bien passé, on avait pris la pluie mais à la fin.

Les jours qui suivirent étaient un peu plus faciles. On avait commencé à grimper sur la falaise, Max avait repéré un 7a accessible. Nous avions aussi fait tous ensemble une randonnée tranquillement avec une via ferrata. Il fait trouver un équilibre entre l'acclimations régulière et la réserve d'énergie. C'est un point complexe de la haute montagne qui est composé de nombreux caractéristiques qui donne un visage complètement aléatoire à ce « sport ».

La veille du premier 4000m était venue. Tout le monde se regrouper sous une grande tente qu'on avait construit. On avait aussi installé au milieu un tableau, il y avait inscrit dessus les informations nécessaires pour ce premier sommet. Mon père s'occuper de l'organisation générale en haute montagne, mais il ne pouvait encadrer tout le monde puisqu'on était 18. La plupart du temps de la petite réunion était censée trouver les premiers de cordés. Michel ne voulait pas encadrer malgré sa grande expérience, il trouvait qu'il y avait trop peu d'encadrant qualifié. Cela était vrai théoriquement. Maxime et Noé formaient une cordée assez bonne. Gilbert, un homme costaud était aussi qualifié pour ce genre de chose, il avait auparavant gravi le Kilimandjaro. Papa était sans doute celui le plus expérimenter du groupe. Après le discours de mon père, sur le danger en haute montagne et expliquant que ce n'était pas une journée initiation, il fallait choisir le meneur de toutes les cordées.
Mon père finalement conclut, il désigna les groupe de cordée en fessant des mélanges homogènes puis désignant les meneurs :
_ Gilbert, tu serras un des meneurs avec Max ou Noé comme vous voulez. Enfin, Francine et moi serons devant...
_ Et voilà je me retrouve avec les vieux. J'avais glissé ces mots à voix basse à côté de Nono et Max, mais je ne m'étais pas entendu à la suite.
_ Quant à toi yann. Il me fixa parmi les cafistes regroupaient. Tu serras premier de cordé et tu auras la responsabilité de tous...
Il y avait eu comme un malaise sous la tente à ce moment là. La pluie commençait tranquillement à tomber.


Je ne sais plus qui le premier m'avait jeté un clin d'½il, si c'était Noé ou Max. Pour le reste du monde sous la tente, des regards s'étaient tournés vers moi. J'étais plutôt mal à l'aise, je savais pourtant... je savais la raison pour lequel mon père voulait m'entraîner à devenir meneur. Ce n'était pas une place évidente, surtout pour un gamin de 14 ans, il y avait une grande responsabilité et une difficulté qu'on néglige trop souvent. Dans cette situation si je me plantais, je fessais échouer 18 personnes. Mon père voulait cette situation pour me préparer à mon stage qui arrivait à grands pas. Je devais avoir l'expérience d'un meneur, savoir prendre des décisions et rapidement. Est-ce que j'avais la confiance de tout le monde sous la tente à ce moment là ? Cela m'étonnerait. C'était un autre but, de prouver ce que je valais.
_ Bon très bien, s'il n'y a pas de questions je crois que c'est bon, reposez-vous bien et à demain.
La petite foule se dispersa.

_ Es-tu sûr de ce que tu fais ? Demandais-je à mon père quand la plupart des cafistes étaient partie.
_ Pourquoi cette question ? Douterais-tu de mon choix ?
_ Je n'en sais trop rien. Je sais qu'il faut que je m'améliore dans ce chemin, mais là, il y a beaucoup de personne qui rêve de ce sommet. Pour certain ça serra leur premier 4000 mètres.
_ Ecoute, la course techniquement est assez facile. Il y a peu de dénivelé puisqu'on passe par Saas-fee et on prend un sous-terrain pour monter très haut. Il n'y aura que 550 mètres. Puis, malgré ton âge tu commence à avoir tourner en montagne. Tu es meilleur que certain, je ne vois pas pourquoi je mettrais d'autre personne à ta place.
_ Alors c'est donc parti pour l'Allalinhorn à 4027 mètres d'altitude ?
_ Ouais... c'est reparti !

# Posté le jeudi 20 mars 2008 14:41

Modifié le jeudi 20 mars 2008 14:52

Chapitre 18 : Allalinhorn

Chapitre 18 : Allalinhorn
Nous étions tous arrivées au sommet, nous étions tellement nombreux, même en pleinne mer de nuage ! J'avais mené tout le monde jusqu'au sommet, avec ma cordée, qui était mon père et ma mère.

Il faisait toujours mauvais temps, le vent nous refroidi rapidement à l'arrêt. Il fallait bouger ! On décida donc de rentrer. Il y avait deux solutions, la première était la plus simple, redescendre sur les pas de la voie normale. La deuxième plus complexe, était de redescendre par une autre voie, qui elle est en arrête. La voie était plus technique, puis dans ce mauvais temps ce n'était pas top. Pourtant avec Maxime, on s'était motivé, stef voulait nous suivre, mon père finalement céda et parti avec nous. On commençait à partir dans la direction inverse des autres. En un premier temps rien de compliqué. Puis on arriva dans une sérieuse rupture de pente. Je m'approchais délicatement pour mieux voir. Je trouva un vieux spitte dans un rocher, je m'assurais et me pencha pour voir. C'était une portion de bloc verticale, enneigé, deux ou trois cordées s'en merder dedans. Il y avait très peu de point d'assurance. Une cordée allait bientôt arriver à mon point.
_ Bon c'est un peu le bordel. Balançais-je à ma cordée.
_ Comment est-ce ? Demanda mon père.
_ Déjà il y a un paquet de monde, je ne suis même pas sûr qu'on est assez de corde pour descendre en rappel jusqu'en bas. Surtout qu'il y a qu'un seul point ici. Il faudrait descendre en désescalade, on va s'ennuyaient à croisé les autres cordées et on aura quasiment aucun point. En-faite je ne sais pas trop...
_ Bon ! Je t'envoie Stef et Max pour voir
_ Ok !
La cordée qui était en dessous de mes pieds s'approcha rapidement. Je me demandais maintenant comment on allait faire à trois plus encore cette cordée sur un seul point. A l'arrivée de stef, je l'attacha sur le point et indiqua à Max comment ce vacher facilement. Maxime regarda la pente sous nos pieds, et conférer avec mon père. Stefanie était grelottant, elle ne disait rien, ni bougeait. La guide arrive à mon point. Elle me balança une phrase en allemand, je lui fit vite comprendre que je ne comprenais absolument rien.
_ On ne va pas res-ter lon-gt-emps. Articulais-je et espérant qu'elle comprendrait. Ce n'était pourtant pas le cas. Elle me lança rapidement une phrase en anglais, cette foi-ci je compris deux ou trois mots.
_ Merde ! Max je comprends que dalle à ce qu'elle me dit. Il était trop occupé avec mon père et ne m'entendit pas.
_ Bon très bien ! Reprenais-je. You ! Je l'ai désigné. Take... euh non, give ton truc là ! Je lui montrais ça sangle.
J'étais content qu'elle comprenne. Enfin je crois qu'elle n'avait pas tout suivit. Elle me donna sa sangle. Je l'accrocha difficilement à un petit angle d'un point, lui indiqua qu'elle pouvait s'assurer dessus. Elle le fit rapidement et lança quelque mot à sa cordée en dessous.
_ AH mais pourquoi je ne suis pas fort en anglais moi ?! C'est d'ailleurs toujours plus facile de dire des belles phrase en classe. Mais là quand on est 4 sur un point à 4000 mètres dans une tempête j'arrive plus à sortir un seul mot. Bon alors toi je vais t'expliquer ce qu'on va faire. Je fixais la dame qui se demander bien ce que je racontais.
_ Two minuts, and we go ... euh en haut la bas. Lui indiquais-je avec le doit. Bien sûr je ne pouvais à peine bouger dans le petit coin où j'étais, alors pour faire des signes ce n'était pas terrible.
_ You go where ? Cette foi-ci je compris, elle avait vite compris qu'avec moi il fallait sortir du petit vocabulaire.
_ We go ... on the top !
_ And ... ?
_ And... “redescendre”. Je lui mimais avec mes doigts un petit bonhomme qui descendait.
_ Where ?
_ The ... merde comment on dit une voie ?! Ou une route, chemin ? Merde ! Je ne sais même pas dire ça !!
_ the more easy ... Okay ? Je lui mimais un chemin, avec mes mains ratatinaient contre moi.
_ Yes, Okay ! Elle balança quelque phrase à ses coéquipiers. J'avais à peut-près compris que sa voulait dire de ralentir, qu'elles avaient le temps, enfin je l'espérais.

Quelques instant plus tard Max et stef s'enfuirent de ce troue. Puis, je m'apprêtais à partir, il fallait tout de même que je sorte ce que je savais le mieux faire :
_ Okay, I go, thank you and sorry ! Bye !
_ Good job boy ! Elle me glissa un clin d'½il puis me dit : Bravo.

On était vite revenu là on avait laisse le groupe prendre la voie normale. On était descendu sur leurs traces, et les avaient vite retrouvés. L'Ascension avait été une belle réussite. Le camp d'été du CAF pourtant venait tout juste de commencer.

# Posté le dimanche 23 mars 2008 05:46

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 15:24

Chapitre 19 : Weissmise

Chapitre 19 : Weissmise
Des liens commençaient à se créer au sein du groupe. J'étais comme toujours souvent avec Max et Nono, mais on avait bien sympathisé avec Claude et Rémy. Rapidement on les avait nommés : les warriors. Il n'avait jamais fait de montagne, ni d'escalade mais étaient très doué. On rigolait en pagaille. Pour moi, et sûrement pour beaucoup d'autre, ils étaient super pour leur simplicité. « Il en faut peu pour être heureux... » tout le monde connaît cette chanson, et bien c'était exactement ça. D'ailleurs pour prouver ce que je vous dis, laissez moi vous raconter la suite des sommets de ce séjour.

Nous n'avions pas pris bien de temps pour se reposer après ce premier sommet à plus de 4000 mètres. On était tous repartis, encore plus nombreux. Le jour venu, je n'allais pas bien. Une douleur au dos qui m'était venu violemment. Je n'arrivais quasiment pas à marcher et encore moins à porter un sac. Heureusement pour aller au refuge, nous n'avions peu de marche grâce aux remontés mécaniques. J'avais donc pu rester toute la journée allonger. Quant à nos Warriors, eux, n'ayant pas voulu craqué leur porte monnaie pour des conneries mécaniques avaient préféré marcher. Marcher pendant, des heures, sur plus de 2000 mètres de dénivelé, sous un soleil intenable. Je me rappels les voir à travers la vitre du télécabine. Rémy avait pris une bonne avance sur Claude. Ils avaient tous les deux, deux vieux tee-shirts sur la tête pour le soleil. Par contre ils étaient presque à poils. Ils avaient des énormes sacs, sûrement 25 ou 30 kg.
Claud commença à courir et cria :
_ Rémyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!!! Attends-moi !
_ Chaud ! Chaud ! Il fait chaud ! Chaud ! Chaud ! Trop chaud ! Répondit l'autre guerrier.
_ Rémyyyyyyyyyyyyyyy !
_ Clauuuuuuuuude ! Dépêche-toi ! On va nous attendre si non ! Chaud ! Chaud !
Puis ils reprirent leurs courses encore plus rapidement.

Je ne vous raconte même pas la fureur et l'angoisse qui était en moi au refuge. Tout le monde était parti en école de glace et moi j'étais bloqué sur mon matelas. Le lendemain je savais que je devais effectuer un nouveau 4000, mais dans cet état je ne pouvais rien faire. Il n'y avait pas besoin qu'on me fasse un dessin pour comprendre d'où venait cette douleur. J'en étais conscients que ce n'était qu'une séquelle du mont blanc. En effet en redescendant de cette aventure, à ski, sur les séracs de violente secousses étaient venues. Elles m'avaient massacré une bonne partie du dos, j'avais du attendre deux semaines avant de m'en remettre. Une boule s'était formée dans mon ventre à cette idée : Et s'il fallait attendre deux semaines ?

Ils étaient enfin revenus ! J'avais vite compris que ma mère avait parlé de ma douleur à Philippe. Ce dernier était le président du CAF, un homme qui avait la cinquantaine, je l'appréciais déjà bien. Il était un homme complètement cohérent, logique et simple. J'avais aussi deviné en lui, une grande connaissance, dans beaucoup de domaines. Je crois qu'il avait été impressionné par mon âge et mes réussites en montagne, j'en étais gênés.
Il s'approcha vers moi et me dit :

_ J'ai appris que tu étais bloqué. Sa nous arrive souvent ma femme et moi, et je connais un moyen peut-être pour résoudre ce petit « hic ».
J'étais favorable à sa proposition, et il commença à me broyer le dos. Etrange sensation, cette douleur qu'il me créait me fit que du bien. Au bout de dix minutes il arrêta, et me conseilla de ne pas trop sauter dans tous les sens. Je lui fit vite comprendre que je n'en avais pas du tout l'intention. J'avais juste rejoint les gars posaient sur une chaise à l'extérieur du refuge.

_ Alors, comment tu vas Yannou ? Me demanda Max.
_ Bin écoute, je ne sais pas trop, Philippe viens de me tordre le dos dans tous les sens. J'espère que sa ira pour demain...
_ J'espère aussi pour toi. Répondit mon frangin.
_ Des nouvelles de Claudus et du Rem ? Demandais-je.
_ Je crois qu'ils vont passer la nuit au refuge en bas. Dit-Max dans une bouffée de fumé.
_ Ils nous rejoignent quand même pour demain ?
_ Ouais ... de toute façon ils sont obligés.
Je commençais à rigoler à la penser qui me traversa.
_ Tu crois qu'ils vont vraiment oser ?
_ Avec eux, on peut vraiment tous s'attendre. Commenta Noé.
_ J'ai adoré leurs réactions, quant à l'Allalinhorn, on leur avait dit qu'il fallait se mettre nuit la première foi sur un 4000.
_ Oh ! Il ne fessait pas beau ! On a été sympa, mais demain... .
A cette pensée, on rigola tous.

Il fessait toujours nuit mais tout le monde s'activa. Il était vers quatre du matin. Comme à mon habitude je me dirigea vers la salle de restauration à la façon « zombi ». Quelqu'un s'activa un peu dans tous les sens me gênant dans mon rythme matinal de réveil.

_ Vous avez des nouvelles de Rémy et Claude ?!
_ Il devrait être là... je ne comprends pas.

Beaucoup des cafistes parlaient, moi je ne comprenais toujours rien. Je finissais de me préparer et bientôt leur était venu de partir, pourtant nous avions encore aucune nouvelles des warriors, jusqu'au moment où... Je vis pointer au dehors par la vitre un visage qui me paru familier.

_ Hey ! Yann, Yann ! Tu ... tu crois qu'on peut rentrer avec le Rem ?
C'était claude. Il avait d'immense cernes, son visage n'était pas très coloré.
_ Euh... Bin oui... je ne vois pas vraiment pourquoi vous n'auriez pas le droit. Je n'étais pas vraiment réveillé moi aussi.
_ Mais si non tu es sur que ça va ? Reprenais-je en les accompagnant à l'intérieur.
_ Oèp ! On n'a pas beaucoup dormi avec le Remy à cause des ces foutu ronfleurs, mais bon sa forge de faire de l'alpinisme sans dormir non ?
_ Mmmm... je ne suis pas vraiment sûr.
A ce moment là je ne rêvais que de me rouler sous une couette chaude.
_ Puis bon, je t'avoue que dans la nuit ce matin, on s'est un peu perdu. Mais bon pas un mot à ton père, il nous avait trop avertis.
_ Pas un mot ne t'inquiet pas pour ça ...

Quelque temps plus tard on était tous dehors. La nuit commençait déjà à s'échapper. Les pas d'une vingtaine de cafistes fracassaient le sol cahoteux.
Puis on rejoignait la langue glacière, on pouvait d'ici voir la quasi-totalité de la voie d'alpinisme. Il fallait tout d'abord traversé le plateau glacier jusqu'au versant droit, puis prendre une pente un peu plus raide qui nous déposerait vers 3800 mètres et continuer l'arrêt de neige pendant 200mètres. Le Weissmise culminait donc à 4027.
L'aire glaciale du glacier au petit matin finit de me réveiller. Les crampons brisaient la glace sous nos pieds. Je fessais cordé avec ma mère et Gilbert comme meneur. J'avais plutôt confiance en lui, étant donné qu'il avait réussi le Kilimandjaro et qu'il avait un sens d'esprit logique. On arriva sans difficulté au milieu de la traversé quand j'eux un petit problème.
J'avais senti comme une petite fraîcheur en bas du dos. Ce n'était pas ma douleur de la veille mais la vérité me vient rapidement. Sûrement une des conneries les plus basiques, celle de voir entièrement son dos et son sac trempé pars la poche à eau entre ouverte. Mes habits étaient mouillés sur plusieurs épaisseurs, avec le froid qu'il fessait ce n'était pas le confort. En plus de cela, j'avais vidé la totalité de ma réserve d'eau.
J'avais un peu les nerfs à cran contre moi-même, notre cordée avait perdu pas mal de temps à cause de cette erreur.

Tous les autres cordées avaient pris de l'avance. On était loin d'être seul, ce sommet était très convoité, des dizaines d'autres cordées étaient sur le même fil que nous. Des paroles s'élevèrent, elle venait vers la direction où nous nous rendions. Après un peu plus de concentration je reconnus que s'étaient des chants... des chants paillards. Il ne me fallait pas un dessin pour comprendre que ça venait du groupe de mecs à l'avant. Maxime avait sans doute lancé l'ambiance, Claude avait suivit avec des chansons de dessin animé. Sur le moment j'avais été surpris, voir des cordées inconnues rire, puis quelque temps suivre la musique. J'avais répondu à leurs paroles mélodieuses, c'était vraiment un moment génial : Voir des dizaines de personnes chantonnées, peu importe d'où elle venait, dans un spectaculaire palais de glace.

Les mètres, et les mètres passèrent sous nos pieds. On arriva à la pente plus raide en traversé. C'était venu plus dur d'un seul coup mais notre cordée avait un bon rythme et une bonne gestion de l'effort. Toutes aller pour le mieux jusqu'au moment où tout devenu glaciale.
Un déchirement m'avait givré entièrement en une dixième seconde. Tous ce passa très rapidement, mon premier réflexe fut un regard vif au dessus de ma tête : Rien. Mes jambes s'étaient complètement stoppé, comme paralysé. Ma tête dévia très rapidement, je jeta un coup sous mes pieds : Toujours rien.
Un nouveau déchirement se fut retenti, celui j'eux l'impression qu'il déchira mon c½ur. Je me retourna entièrement face à la langue glacière qui tapait une immense falaise de glace. C'était à ce moment là, où je vis une des visions de ma vie les plus surprenante : Un gigantesque fissure se frayait un chemin à une vitesse extrême entre la glace et le rocher.
_ Nom de ...
J'avais rapidement avalé ma langue à cette chute de sérac. L'équivalent d'un immeuble de glace s'écrasa sur le sol, craillant une explosion effrayante. Des blocs de la taille d'une pièce de maison furent projetés à une dizaine de mètres de hauteur.
Des cries de chaque nationalité s'élevèrent, j'en reconnu quelqu'une :
_ Séracs !
_ Ice !
_ Glace !
_ Barrez-vous !
J'entendis même un peu plus bas :
_ Courez !
Mon regard se dirigea en avale, sur le chemin qu'on avait emprunté plutôt. Deux ou trois cordées couraient, trébuchant entre les crevasses.
_ Putain y'a des cordées qui sont sur le chemin de la chute de sérac ! S'écria ma mère. J'entendis dans sa voix une terreur que je n'avais encore jusqu'ici jamais entendu. Toute allait très vite.

Mon regarde dévia de nouveau et alla se poser sur le chute de neige et de glace. Le panache de neige glaciale montait à 10 mètres de haut environ, les gros blocs de glace s'étaient explosés et laissait place à des plus petit projeté à une centaine de kilomètres/ heures.
Les chutes de sérac sont encore complètement imprévisible, celle-ci était la plus importante que je vis d'aussi près. J'en avais déjà vu auparavant, deux fois plus petite mais à des kilomètres de distances, là j'étais à 500 mètres. J'avais appris que ces choses était la peur de toute alpiniste, la mort était obligatoire pris dans cette chose. Ce n'était pas du tout comme une avalanche, pris dans ce monstre de glace, le corps de l'alpiniste serrait découper, exploser en mile morceau. Comme je disais souvent, au moins avec ceci on ne souffrait pas comme dans une crevasse. Sûr le coup je ne riais pas du tout voyant cette mort animée. Mon c½ur se serrait voyant la distance qui rapetissé rapidement entre les alpinistes en fuite et les glaçons mortels. J'étais impuissant de ma place, je n'avais rien crié, cela ne servait plus à rien. Pourtant j'en avais envie, juste pour évacuer la pression qui montait en moi.
Mes yeux cherchaient du regard à grande vitesse un miracle. Je le trouvais, il était faible, j'avais du mal à m'en assurer. Le plateau glacier former un replat, vu que la vitesse pris pars la glace avait ralenti, il y avait juste espoir que ce plat arrête au complet le sérac.
Comme prévu, il ralentissait sa course, s'était sur la bonne voie, les alpinistes continuaient à courir. Les derniers blocs s'écrasèrent sur le sol, aucun mort, aucun blessé, je respire.
Mon c½ur s'était emballé pendant ces quelques minutes, je me concentra et retrouva l'intégrale de mon sang froid. Je vis ma mère se retournait vers moi et me lança :
_ Euh... Aller on ne reste plus ici, il vaut mieux pas reste là, ok ?
_ Ou-ouais... répondit Gilbert.
Dans sa voie j'avais senti encore de la peur, il avait été plutôt secoué comme tous sur cette montagne ce jour là. Quand il reprit sa marche je vis facilement que ses jambes étaient fébriles, on avait tous perdu notre confiance.
Tout en marchant, Gilbert nous expliqua :
_ C'est... c'est la première foi... que je vois... une telle chute de sérac... J'en avais déjà vu ... mais de loin... et moins grosse... c'est... rare d'en voir des autant énormes... et aussi prêt.

On avait finalement rejoint les autres. Il nous avait attendu ce phénomène. On reprit tous nos esprits, Gilbert allait bien mieux après quelques minutes. Moi aussi, même si ça allait j'en profita pour reprendre mon calme. AU loin, sur un autre massif je vis une montagne, belle et majestueuse. Je ne savais plus son nom, mais je savais bien que là bas, reposait le corps de Patrick Berault. Patrick était, il y a quelques années, le meilleur alpiniste de tous les temps aux yeux de presque tout le monde. Il avait un calme et un esprit époustouflant. Il était très doué moralement et physiquement. Il avait créé son propre style alpin, nommé « à la Berault » que beaucoup de grimpeurs essaya de reprendre. Pour moi personne ne pouvait y arriver. Il était mort, là, en face de mes yeux, son objectif était de réaliser 82 sommets à plus de 4000 mètres dans les alpes, sans moyen de transport, avec un ami, pendant un peu plus de trois mois si mes souvenirs sont bons. Le parie fou d'un homme, un défie inimaginable, qui lui coûta la mort, sur une erreur bête. C'était une voie F ou PD, il avait glissé sur un pierre, et avait sombré dans le vide sous les yeux de son meilleur ami. Comme quoi, en montagne peu importe notre niveau, peu importe la difficulté de la voie, tous pouvaient arriver, c'était un milieu très aléatoire. Je n'oublierais pourtant jamais sur qu'elle moralité de Patrick, celle que grimper pour lui, était une ½uvre d'art, la trace qu'il fessait en était une pour tous alpinistes ou grimpeurs.

On avait repris notre marche vers le sommet, plus rien s'opposa à notre réussite. On avait été 28 cafistes de Montélimar à conquérir le Weissmise à 4027 mètres ce jour là. Claude et Rémy étaient arrivés au sommet en hurlant leur joie.
_ C'est pas beau ça ? Cria Claude en ouvrant ses bras au sommet en face.
_ Ah ! La nature, ça c'est vraiment grandiose ! C'est Gé-ni-ale !!!!!
Il voulut à un moment se déshabiller, mais après mure réflexion sur la température extérieure il abandonna. Personne ne lui en voulu, cela se comprenait facilement !
Pendant notre longue descente, les deux warriors s'amusèrent comme entraînement à se jeter ans la pente et s'arrêter avec le piolet.
On avait un peu plus tard, croisait le sérac, il s'était arrêté juste devant la trace. Voici l'histoire du second 4000mètres du séjour et mon septième de ma vie. Le plus amusant, c'est que ce jour là, c'était un vendredi 13 et le treizième 4000mètres de mon frère.

# Posté le jeudi 27 mars 2008 11:38