Chapitre 14 : Le puzzle (deuxième partie)

Chapitre 14 : Le puzzle (deuxième partie)
Aimer... un mot bien compliqué à mes yeux. Aux yeux de tout le monde ? Sûrement. Ce mot était complexe pour moi, mais aussi terrifiant. Il faut savoir que depuis que j'ai commencé la haute montagne, c'est à dire vers mes 12 ans, je n'avais qu'une chose en tête : être le plus fort en haute montagne. J'avais appris une chose qui me hanta pendant quelques années. Je l'avais lu sur un bouquin de montagne sans doute. Une interview d'un très fort alpiniste, il avait gravi plusieurs sommet à plus de 8000 mètres d'altitude.

« Pour devenir fort dans ce milieu. Pour surpasser le sommet, il faut oublier l'amour. Oublier ses amis, oublier ses proches, oublier sa famille, oublier son amour, n'avoir qu'une chose en tête : le sommet. Le sommet, le sommet et que le sommet, rien d'autre. »

C'était un des styles alpins, le premier que j'avais choisi sans me rendre compte. Je ne me souciais des mes amis, de ma famille, je n'avais pas de petite amie. Un c½ur glacé ? Pourtant, personne ne s'en rendait compte, puisque je jouais très bien mon rôle de gamin au collège. Je ne les aimais pas... puisque j'aimais la montagne. Depuis le mont blanc, j'avais ressenti une différence. Une émotion forte et grande en moi. Je ne savais pas d'où elle venait, mais il me semblait que sa ne pouvait être que l'amour. D'où aurait-elle pu venir ? Surgire à l'improviste. Je n'aimais pas vraiment de fille en particulier, peut être à une époque Marie, mais je le sentais aussi pour mes amis. Alors, voyant cette chose arrivé pour la première foi je n'avais pas repoussé l'amour. J'avais envie de l'accueillir à bras ouvert. Chaque style alpin est créé par un alpiniste. Je devais créer un nouveau style alpin, à mon image, à mes mentalités. Cela ne ressemblerait à aucun autre style, ni à la berault, ni à quelqu'un d'autre. Un style alpin basait sur l'amour, sa seule source de puissance l'amour. Je voulais devenir le plus fort en contredisant l'homme qui était contre l'amour. Alpineyannou... est né aussi pour cette raison, celle de ce style. Pendant-le moi de mai 2007, je n'avais encore peu d'élément de ce style, puisqu'il me venait tout juste à l'idée.
Je passais beaucoup de temps à rassembler mes idées.
En même temps je grimpais régulièrement. J'avais d'ailleurs participé à une compétition d'escalade à Rochemaure dans la salle habituel d'entraînement « pied main ». Yo, notre entraîneur et dans ce cas précis notre organisateur, avait eu l'idée : tout le monde en slip. Une journée que j'étais loin d'oublié. Dans la même semaine, juste à côté de la salle, avec mon père, on avait créé une voie sur un rocher volcanique : la roche noire. Ces temps-ci je commençais aussi à sympathisé avec un amie à Marie nommé Flavie. Une personne bien drôle que je ne compris pas le sens directement. Il y avait comme un team qui se créé à pied main, elle devenait d'ailleurs de plus ne plus forte. J'avais pour ma part toujours le sourire devant tout le monde. Chaque soir je fessais toujours mes devoirs, mais on ne m'avait jamais demandé quel devoir. Effectivement, je passais des soirées entières à chercher le moindre indice sur des vieilles photos ou des bouquins que mon père remplissait. Je fessais aussi mes sortes de méditation régulièrement.
Les jours passèrent et on arriva mi-mai. Je ne me rappelle plus si c'était un long week-end où pendant les vacances que j'étais parti direction les écrins. J'allais être de retour, chez moi, en haute montagne !

# Posté le jeudi 13 mars 2008 12:31

Chapitre 15 : L'Agneaux noire

Chapitre 15 : L'Agneaux noire
Après être passé devant toute la classe pendant deux heures exposant le mont blanc comme prévu, je m'apprêtais à partir. A partir de cet instant je ne voulais plus raconter mes histoires en montagne comme je l'avais fait pour le mont blanc. Je continuais légèrement à le faire sur le blog mais sans plus. Mes amis du collège d'ailleurs croyaient qu'après le mont blanc je n'avais plus rien fait en montagne, pourtant je leur avais bien dit que tout venait que de commencer. Personne n'était intéressé par ce que je fessais, le mont blanc avait attiré les regards puisque c'est sans doute la montagne la plus connu. Pour le reste j'avais l'habitude qu'ils ne comprennent pas ce que je fessais. Pour l'agneau noir était un objectif pour reprendre la montagne plus tranquillement après l'exploit. J'étais parti comme d'habitude avec ma mère et mon père.

Le premier jour de ce week-end prolongé seulement avec mon père j'étais parti faire ma première grande voie en tête. J'avais enchaîné cinq longueurs en 6a plus maximum. Le jour suivant, on partait tous ensembles du pré de madame Carle, le départ vers les Ecrins. Ce massif, c'était sûrement celui que je connaissais le plus à cette époque. J'avais effectué de nombreuse course à ski de randonnée sur le glacier blanc et quelqu'une en alpinisme. Un d'elle fut une des seuls sortis alpin que j'avais effectué avec Manon et Raphaël. Manon n'avait à l'époque pas l'âme de se surpasser en montagne, Raf par contre était très doué. J'avais réalisé un séjour avec Laurent et Gilbert de plusieurs jours à ski aussi. J'avais déjà pas mal navigué autour de ces sommets, de ces cols. Je n'avais pas encore réalisé le dôme des écrins, une des plus majestueuse des montagnes de ce massif. Quant à la barre des écrins je m'étais fixé de le faire quand j'aurais une bonne expérience, sans doute entre 18 et 20 ans.

Le sentier menant vers le glacier, tortillant entre les quelques arbres, les blocs de rocher et les marmottes était toujours autant beau. Il y avait aussi toujours un monde fou sur ce chemin, je savais pourtant que par-dessus cette première montagne il y avait le glacier et d'ici beaucoup moins de monde s'y aventurait. Je n'avais pas vraiment la patate ce jour là, mais rien ne me pressait. Il fessait bon, je circulais entre les ruisseaux. Le sac à dos était assez lourd. Après plus de mile mètre de dénivelé j'arrivais au refuge.

Un après-midi tranquille m'attendait. Après avoir préparé les quelques affaires pour le lendemain, je m'assis seul dans un coin au soleil. Comme à chaque refuge, comme à chaque foi, je prenais du temps pour réfléchir du lendemain ou autre. Cette course qui m'attendait légèrement technique était un test. J'allais tester mon aisance dans les terrains plus scabreux. Après avoir évalué mes capacités j'allais me redonner une idée si l'Ascension du Cervin dans l'année serrait une folie. Il fallait que je gagne aussi de l'autonomie dans ces terrains pour mon stage d'alpinisme qui s'approchait. Ce stage allait réunir les meilleurs alpinistes français, il fallait que je sois au niveau !

Mes pensées devenaient plus vague et je commençais tranquillement à méditer. Je fermais les yeux puis ressentais chaque élément. La caresse de l'aire, les quelques voies derrières le refuge, l'odeur alpin, le goût de l'aire pure. Un sifflement aigu retenti, une marmotte ! La première était à 500 mètres à ma gauche, 200 mètres plus haut. Mes yeux étaient toujours fermés. Une autre marmotte répondit à l'alerte. Elle était de l'autre côté de la vallée, environ 700 mètres à ma droite. Le son provenait à une hauteur quasiment égale à la mienne. Après quelques exercices de concentrations, et de méditation le soleil commençait à se coucher. Le soir laissa la lune revenir, quant à moi je rejoignis mes parents à l'intérieur boire une soupe chaude.

Le petit matin était arrivé, je pouvais sentir le froid sur ma joue. Je m'en voulais parce qu'une foi de plus je m'étais levé trop difficilement. Le petit déjeuner était mal passé, je n'avais pourtant pas vomi. Etre mal le matin, être malade, ne m'avais jamais empêché de partir. Il m'en aurait fallu beaucoup moins pour que je rate l'école. Toutes en marchant de nuit, mon père devant m'engueuler presque. Il me racontait qu'il ne ferrait jamais cordé avec moi au Cervin si le matin je prépare à cette vitesse. J'étais furieux plus contre moi que mon père. Cela fessait trop d'année que j'étais aussi mal le matin et trop d'année que je ne comprenais pas d'où venait cette faiblesse.

Je marchais bien, assez rapidement, sans me fatiguer. Le jour commençait à se lever avec son habituel grand froid. J'avais chaussé les crampons, je n'étais pas encore sur le glacier mais plutôt sur un névé donc on s'encorda pas immédiatement. On avait fait un petit arrêt donc. Je fixais la pente au loin.

_ Qu'es que tu regarde ? Demanda ma mère.
Je continuais de fixais un minuscule point noir.
_ Il y a quelque chose là bas...
_ Où sa ?
Je situais à mère l'endroit du minuscule point qui à première vue bougeait.
_ Ah ! Oui, je vois peut-être. Tu pense que c'est quoi. C'est très loin...
_ J'ai du mal à dire la distance, j'ai trop peu de point de repère. Plus de 500 mètres c'est sur. Si non je pense que c'est une cordée qui est parti plutôt. Il y a un homme.
_ Comment tu sais qu'il y a un homme, je vois à peine le point et ton père voit rien du tout.
_ Vu sa position il est entrain d'uriner. A côté je crois bien qu'il y a une personne, mais plus petite.
_ Tu m'as toujours impressionné pour ce côté la Yannou. Répliqué ma mère. Depuis toujours, c'était toi qui voyais tout en premier, avant c'était pour voir les animaux en montagne...

Peu de temps après on était reparti.
Les dénivelés passaient rapidement sous mes pieds. J'arrivais maintenant à une traversée assez expo qui me demanda une plus grande concentration et attention. On passa un petit col qui me fit découvrir un autre versant des écrins que je n'avais encore jamais exploré. Le plateau glacier était moins impressionnant que le glacier blanc mais tout de même très joli. Je continuais ma marche sous le soleil, la neige commençait déjà à se transformer, il fallait faire vite. On s'approchait de plus en plus de la montagne caractéristique de l'agneau noir et la pente devenait plus raide. On était maintenant dans un couloir de neige, ma mère dans ces terrains n'était pas bien forte. J'étais assez mal à l'aise là dedans, on m'était trop de temps, la pente tout entière pouvait partir. On arriva enfin au « col ». C'était plutôt une arrête de neige extrêmement fine et glacée par le vent. Je m'assis à cheval sur l'arrêt pour assuré mon père qui part en tête. L'Ascension s'annonce mal. La cordée que j'avais vue précédemment à beaucoup ralenti, on peut les voir facilement. Nous étions talonnés par plus de 20 alpinistes. Vu que ma mère n'est pas bien douée dans ces terrains je m'occupe de tout avec le bordel que me fou les autres cordées. Je n'ai jamais bien eu de chance quand il y a beaucoup de monde, les gens voyant mon jeune âge me prenne pour un débutant et m'envoie un peu chier. Cette foi-ci je ne m'étais pas laisser faire. Quant à la voie d'alpinisme qui était annoncée pour une difficulté PD ( peu difficile), en raison de récente chute de neige elle était devenu AD ( Assez difficile ). En alpinisme les cotations sont très difficiles, une voie PD demande déjà une bonne expérience. Pour quelle raison les cotations sont autant difficiles ? Je crois tout simplement parce que l'alpinisme est un « sport » difficile. Dans l'ordre croissant les cotations : F (facile), PD (peu difficile), AD (assez difficile), D ( Difficile), TD (très difficile), ABO était mon préféré cela voulait dire : Abominable.

On partait pourtant tous les trois à l'assaut du sommet. Pendant plus de quatre heures je me battais contre le rocher, la neige, la glace. J'essayais d'aider ma mère. Je fessais preuve d'une grande concentration, un pas de travers et c'était la chute mortelle. L'équipement était difficile à poser, je ne voulais pas prendre de risque majeur, mais pourtant au bout du compte on était tous arriver en haut. La cordée qui était devant nous avait aussi réussis. Quant à tous les autres, on les vit rebrousser chemin, dès la première longueur ils avaient abandonné.
La fin de la matinée et toute une après-midi nous aura fallu pour redescendre jusqu'au pré de Madame Carle. A la descente j'avais appris à descendre plus rapidement sur un sac poubelle et j'avais eu le plaisir d'effectuer un joli bloc à 3000 mètres. Au final, j'avais été beaucoup fatigué par la course bien sur, elle n'était pas donnée mais aussi pars la très grande concentration que j'avais preuve sur la voie. J'avais très bien gérer la situation, j'étais fier, mais peut-être pas assez pour être convaincu de la tentative pour le Cervin.


# Posté le mardi 18 mars 2008 06:23

Chapitre 16 : Le défie

Chapitre 16 : Le défie
Le nom Alpineyannou a été créé non seulement pour le site Internet mais aussi pour la personnalité et le rêve. Le rêve d'un gamin qui voulait que vers ses 25 ans il ait dans sa main les 82 sommets à plus de 4000 mètres d'altitude des alpes. Un rêve, un objectif énorme et difficile. J'avais à cette époque réussi cinq de ces sommets. Mon premier était le Breithorm occidentale à 4164 mètres d'altitude quand j'avais 12 ans. A la suite j'avais réussi le grand paradis à 4061 mètres puis j'étais arrivé à la cabane ( que j'oublie souvent son nom) à 4600 mètres dans le massif du mont rose. J'avais donc réussi ces trois sommets en l'espacent de quatre semaine et demie. J'en avais été crevé. Puis l'année suivant, pour m'acclimaté pour ensuite aller en Equateur, j'avais effectué le mont blanc du tacul à 4248 mètres d'altitude. Puis durant l'année 2007 j'avais réussi le mont blanc à 4810 mètres d'altitude. Il y avait aussi eu trois sommets à plus de 4000 mètres en Equateur mais je ne compte que ceux des alpes.

On était donc parti en famille (avec mon frère pour une foi !) et aussi Max. Pour aller en Suisse on avait fait une pause à Chamonix. Ah ! Chamonix ! La ville de ma vie. La plus belle et le plus nostalgique à mon c½ur. Je commençais à connaître chaque recoin déjà. Il y avait beaucoup de souvenir qui se jetaient sur moi quand je marchais dans ces rues. Mais ce jour-là nous ne nous étions pas plus arrêtés, nous avions poursuivit notre route chercher quelque bloc pour nous défouler. On réussit juste deux ou trois blocs puis on reprit la route. Le voyage était agréable en camping-car. Nous étions tous les trois à l'arrière sur la table discutant de tout et de rien. J'avais pris un petit calepin où était notée les capacités que je devais avoir pour le futur stage d'alpinisme. Il me manquait juste une ou deux choses à apprendre. Après s'être arrêter à la future maison de mon frère à Grenoble nous reprenions la route vers la Suisse.
_ Bon, et quel objectif on peut se donner pour ces 15 jours qui arrivent enfin ?
_ Tu sais qu'il y a une falaise à côté du camp ? Je pense aller travailler une voie... on aura le temps. Répondit Max.
_ Et toi Nono, un projet ?
_ Non pas particulièrement ... J'aimerais bien faire un ou deux sommets à 4000.
_ Toi Yannou ?
_ Un peu comme Noé, je ne sais pas trop, mon but principal est les 4000 mètres mais après... j'ai pas vraiment de but fixe. On s'était dit un maximum de 4000 en deux semaines mais c'est vague.
_ Alors je te propose un défi. Lança Maxime
_ Un défie ? J'étais plus étonné.
_ Un objectif quoi, six sommets à plus de 4000 mètres en 15 jours, à mon avis c'est impossible pour nous, mais je sais que tu aime l'impossible
_ L'impossible ma toujours attiré en effet. Ça fait un très bel objectif, très difficile.
_ Si tu y arrives, respect parce que là, ce que je viens de te dire c'est vraiment une belle folie.
On rigola tous un moment, puis je reprends.
_ Défie tenu ! Je réaliserais six sommets à plus de 4000 mètres en deux semaines.

# Posté le mardi 18 mars 2008 09:41

Modifié le mardi 18 mars 2008 09:55