Chapitre 12 : La fuite vers la vie

Chapitre 12 : La fuite vers la vie

Je me rappel que mon père essayait avec le téléphone d'appeler ma mère, lui annoncer la nouvelle. Le téléphone ne passait pas, j'en fut presque heureux, je n'avais pas vraiment envie de téléphoner, je n'avais envie que d'une chose : Fuir, fuir pour sauver ma peau, fuir vers le bas. Le combat n'était pas terminer, j'avais finalement fait que la moitié ! Il me restait quand même les skis en bas qui m'aideraient, mais rien n'était fini, même si j'étais quasiment mort, il ne fallait rien relâcher. Je n'avais peut-être plus la force de vivre ou même de me battre, mais j'avais encore la force d'aimer !

Je n'avais pas de temps à perdre, j'étais dans un état épouvantable, rester à cette altitude signifiée me détruire. Je descendis temps bien que mal, mais avec quand même une plus grande vitesse. Il était tout de même plus facile de descendre que de monter, heureusement puisqu'il me restait 1800 mètres de dénivelés. Je commençais à sentir les effets de l'altitude s'atténuer, je concentra cette nouvelle force pour descendre plus vite. J'avais même pu boire un peu et manger quelques miettes. Je commençais à retrouver de la force, il ne fallait cependant pas baisser les bras. Depuis une heure du matin, jusqu'à 13 heures environ je m'étais battu en marchant. A présent je chaussais les skis à 4400 mètres d'altitude. Je respirais profondément avant chaque virage, cela demandait une grande concentration et de bonne cuisse. Après tout ce temps d'effort j'eux du mal à skier, mais c'était mieux que de marcher. Skier sur les pentes du mont blanc avait été mon rêve, maintenant c'était une fuite. Je m'arrêtais souvent pour reprendre mon souffle, c'était normal, mais à chaque foi je sentais la douleur de mon c½ur qui me fit signe de redescendre rapidement. J'arrivais à 4000 mètres d'altitude bientôt et mon père commença à s'alarmer.
_ Je n'avais pas vu que c'était aussi énorme ... !
Je regardais vers al gauche et vis des énormes séracs en équilibres, ils étaient terrifiants, ce n'était vraiment pas un coin à rester.
_ Bon Yann, je crois que tu as compris... On va devoir foncer, il ne faut pas rester ici longtemps, on a fait une connerie cette nuit de passer par-là, c'était trop risqué.
J'affirma d'un signe de tête. Puis, quand mon père se lança droit dans la pente ce fut à mon tour. Mes jambes me chauffaient rapidement, je n'avais vraiment plus beaucoup de force. Le vent sifflait dans mes oreilles, je pris rapidement de la vitesse. Mon c½ur me serrait affreusement, j'avais peur. Mes skis commencèrent à trembler. « Merde ! Qu'est ce qu'il ce passe ? » Il y avait des boules de glace, des centaines, des milliers même, je ne les avais pas vus ce matin. Je n'arrivais plus à freiner, j'étais en effet sur un sérac. J'avais skié le matin sur de la neige qui avait fondu, j'étais comme pris au piège. J'essayais encore de me battre, trouver le bon équilibre à près de soixante-dix kilomètres heures sur un glacier. Je commençais à transpirer de peur et de fatigue. Je vis une colline de neige où mon père était arrêter, il avait trouvé un endroit avec de la neige. Trouvant le bon équilibre je changeais l'orientation de mes skis et partis vers mon père. Je m'étais facilement arrêté à côté de mon paternel.
_ Bon ok, on est toujours en danger mais moins. La descente va être plus simple maintenant sauf pour tout de suite.
_ Comment ça ?
_ Tu te rappelle l'énorme pont de neige qu'on a passé ce matin ?
_ Oui c'est vrai, j'avais quelque peu serré les fesses.
_ C'est le seul chemin pour aller vers le refuge. La voie est régulièrement fermée après ce moi-ci.
_ réchauffement = fonte des neiges = plus de pont
_ Exactement
_ Donc avec la chaleur qui fait il se peut que sous notre poids ...
_ Rien n'est sûr mais je préfère t'avertir. Essaye de te faire léger.
Il avait accroché la corde autour de moi, le mieux était de foncer à ski, avec la vitesse j'avais moins de contact avec la neige. Je fessais 84 kg avec mon matos, je commençais déjà à me serrer les fesses. Je pris une dernière respiration et me lança... le pont tenait !
_ OK à toi !
En même temps qu'il descendait, je descendais à son rythme pour tirer la corde. J'étais très attentif, au moindre petit problème je me jetais vers le bas. Il passait tranquillement, et on repris la course vers le refuge, la route était encore assez longue. Je n'arrivais plus trop à enchaîner les virages. Jusqu'à ce que je vis le refuge. On pris un temps pour souffler.
_ Qu'est ce qu'on fait ?
_ Je pense vu l'heure, ton état, et la neige qu'on va rester dormir ici.
_ Je le pensais aussi.
_ Maman a essayé de téléphoner, je n'ai pas eu le temps de répondre. On va au refuge et on la rappelle. Ok ?
_ Ok...
Je descendis encore jusqu'au pied du rocher, où on dut remettre les skis sur le dos et grimper. Je n'en pouvais plus, pris de vertige je tomba sur le même banc que le jour précédent. Mon père était parti chercher un peu du réseau. J'enleva mas chaussure et le bonheur commença à m'envahir. Les pieds à l'aire, la douleur était un peu moins forte, la hanche qui s'était déboîté comme à son habitude là haut ne me fit plus assis. Je regardais sans bien voir les quelques pierres qui fessaient le mur du refuge. Un homme, un vieille homme s'avança vers moi.
_ Tu es sûr que ça va ?
_ Oui... je crois.
_ Qu'es que tu as fait ?
_ Le mont blanc ... ouais le mont blanc !
_ Joli pour un gamin !
Il s'en alla dans le refuge après ces mots. Je commençais à sourire, même à rire. J'avais réussi... j'avais réussi ! J'avais conquis le mont blanc et j'étais en vie ! Mon père parlait au téléphone à côté.
_ Ouais ouais ! Super ! Oui ! Ca va ! Non ! Il est à côté ... oui je t'assure qu'il va bien ! S'il alaire content ? Je crois ... il est juste un peu pensif là. Quoi Noé veut absolument lui parler ? Ouais attends ! Yann, Nono veut te parler.
_ Ouèp mon gros Nono ?
_ WoW ! C'est génial Yannou ! Tu y es arrivé ! Sabine et Max n'ont pas arrêté de pensé à toi, d'ailleurs moi aussi. Pars contre je t'avoue que Maman a eu une jolie peur quand elle vu que vous n'appeliez pas.
Je ne lui disais que des oui ou des non, je ne sais même pas si je l'écoutais vraiment, mais je lui ai dit que ça :
_ Aie Maman ... donc le plus dangereux reste à venir ?
_ Exactement mon meilleur frangin !

Le soir était venu, j'avais pu recommencer à manger. La nuit avait été difficile entre l'énorme fatigue et les bruits assourdissant des séracs qui tombaient. AU matin assez tard à huit heures on était parti. J'avais un peu récupéré et j'avais plus de facilité à skier. Il fallut encore une bonne journée de grand sport pour redescendre et je fut surpris de voir à Chamonix un panneau de pharmacie indiquant : 20°.
Il fallut encore une autre demi-journée pour revenir à la maison et l'histoire du mont blanc aurait pu être tournée rapidement, mais ce ne fut pas le cas.

# Posté le lundi 03 mars 2008 12:22

Modifié le lundi 14 avril 2008 08:40

Chapitre 13 : Le poison

Chapitre 13 : Le poison
Le mont blanc, une montagne mythique qui chaque année emporte des alpinistes dans l'obscurité. Ce fut le cas le week-end du 23 avril 2007 où un gamin avait essayé de gravire le mont blanc. Il avait péri avec son père. Ce fut le même cas pour deux cordées le week-end suivant. Pourtant l'Ascension de Yann fin avril avait été un succès et un exploit. Un exploit par la voie et la technique utilisée, mais surtout pour son âge. Un combat qui physiquement était égale à deux marathons enchaînés, puisqu'il n'était pas acclimaté. Il s'était battu jusqu'au dernier souffle, avait perdu plus de cinq kilogrammes en une journée. L'escalade avait même tourné à l'acharnement. 1800 mètres de dénivelé et presque 14 heures d'effort le séparé lui et le sommet à une heure du matin. Pourtant, avec une grande force morale, il n'avait jamais perdu espoir. Les 400 derniers mètres avaient été une torture longue de cinq heures et demie. Son c½ur avait été partiellement arrêter, mais miraculeusement repartis. Il avait eu des coups de grande fatigue mais les avait surmontés avec un grand courage et une belle folie. Une Ascension extraordinaire et honteuse à ses yeux, il aurait du arrêter. Oui ! Il était allé beaucoup trop loin, s'était servi d'une chose qu'il ne fallait pas. Au final, il s'en voulait, il commençait à sentir une différence en lui. Il ne comprenait pas le pourquoi du comment de cette Ascension. Voilà alors peut-être la raison d'avoir caché cette Ascension. Il ne pouvait l'expliquer parce qu'il n'avait pas de réponse.
Pourtant ce fut la plus belle ½uvre d'alpineyannou dans son c½ur
.



On avait pris le temps de parler mon père et moi. Ce fut un échange qu'il m'avait travaillé pendant un moment. Je lui avais vaguement expliqué ce qui s'était passé avant le sommet, et que la douleur du c½ur était toujours présente. J'étais inquiet, je ne savais que faire, impuissant, c'est comme si le mont blanc m'avait lancé un poison. Un poison mortel ? J'avais peur... Mon père était plus qu'inquiet lui aussi. Il s'en voulait de ne pas avoir réagi au bon moment, il s'en voulait de n'avoir pas pu m'arrêter. Je ne lui ai pas dit mais moi aussi, je m'en voulais de n'avoir pas su m'arrêter, de me contrôler. Une idée aussi m'avait bouleversée, celle du morceau de papier qui était toujours dans ma poche. A cette idée j'aurais voulu me frapper, me punir de cet acte. J'en aurais tué des personnes comme moi, utilisé ses propres sentiments. J'avais utilisé mes propres sentiments pour cette montagne, suis-je digne de mes amis ? Je m'en voulais affreusement d'avoir utilisé cette méthode, je ne valais pas le coup. Je n'aurais jamais dû arriver au sommet, je n'avais pas le niveau, pas l'âge, pas le force physique. Pourquoi ? Pourquoi suis-je quand même parvenu en haut ? Ce que j'ai fait là haut était impossible et même inimaginable. Depuis ce jour, je m'étais senti de plus en plus seul chaque jour. J'avais à chaque instant nouveau senti en moi comme une différence. Si je n'étais pas comme les autres ?

J'avais rejoint ma famille, mes amis, mes proches. Avec mon père on avait gardé le secret sur les détails de l'Ascension. Ma mère était très inquiète sur mon état. Elle avait pris beaucoup soin de moi pendant la semaine qui avait suivit. J'étais soulagé qu'elle ne demande pas plus de détails sur l'Ascension. Pendant une semaine où j'aurais être au collège j'étais rester allongé chez moi. Une solitude reniée, j'étais seul toute la journée. J'avais pris beaucoup de ce temps pour réfléchir. J'avais temps bien que mal essayé de comprendre. Mon poids était descendu dangereusement, mon c½ur me serrait encore beaucoup.

Une idée m'était venue à la tête. J'étais acclimaté, c'est à dire que j'avais un tôt de globule rouge au-delà de la normale. Plus le temps s'en ira, moins j'en aurais, plus mon c½ur devrait travailler. J'étais impuissant et je détestais ça.
Lucas m'avait appelé dans la semaine, il était très inquiet. Il avait appris pour l'enfant de 14 ans mort avec son père. Lui et sa famille avaient toujours eu comme un grand respect envers ma passion. Ils avaient suivit les infos et avaient cru que c'était moi. J'essayais de rassuré sa mère et lui, je lui avais dit que j'avais juste une très grosse fatigue. Il ne m'avait pas posé de question précise sur l'Ascension au téléphone, j'en étais soulagé.

Les jours passèrent difficilement, je n'arrivais plus à marcher. Je pensais énormément. J'étais dans un état épouvantable. Le soir, Marie se connectait sur msn, je lui avais dit que tout aller bien. Le courage de dire la vérité je ne l'ai jamais bien eu. J'étais aller chez le docteur au bout d'une semaine. « Qu'est ce qu'il peut bien comprendre ce doc ? » Pensais-je. Il avait trouvé quelque chose qui bloqué dans mon dos, une séquelle venant de la redescende du mont blanc. Les coups avaient été violents à ski sur le sérac.

Le temps s'en alla petit à petit et j'allais d'un coup mieux. Miraculeusement... je n'ai jamais cru au miracle ! J'étais de retour au collège, et j'étais partant pour tenir au moins une de mes promesses, celle d'exposé mon Ascension. J'avais rapidement retrouvé le sourire avec les amis. J'avais du mal pourtant à rester près de Marie, comme honteux de ce que j'avais fait.
En même temps que je préparais sans donner trop de détails, je commençais là plus incroyable des choses. Chaque soir en cachette, je découvrais les vieux albums photo, les diapositives, des vieux films sur mon enfance. Je recueillais un maximum d'informations sur moi. Je ne le savais pas encore mais je commençais à reconstituer l'immense puzzle de ma vie, qui au final donnerait une forme ultime sur le but de ma vie.

# Posté le lundi 03 mars 2008 14:40

chapitre 14 : Le puzzle

chapitre 14 : Le puzzle
Depuis quelque temps, le temps s'était adouci. De magnifiques journées de printemps passaient. Chaque matin et chaque soir que j'allais et venais de la maison au collège, je m'étais en ordre toutes mes idées. Le traumatisme du mont blanc s'était estompé. Pourtant, j'avais toujours cette envie folle de comprendre. Personne ne m'avait encore surpris entrain d'éplucher chaque album photo. Les quelques heures où mes parents n'étaient pas la, je visionnais d'ancienne vidéo. J'avais six mois, je marchais déjà, encore une chose que j'avais eu tôt. Les vidéos aussi de mon premier voyage sur un autre continent quand j'avais un an. Les photos des deux voyages aux Etats-Unis, mais aussi ceux de Thaïlande, d'Indonésie. J'avais traversé un bout de désert à vélo, vécu des aventures extraordinaires avec des animaux, des personnes. J'avais découvert des temples, monastère, châteaux au quatre coins du monde. Tout cela avait bien pu me servir à quelque chose. Je m'étais baigné dans tous les océans, mangé les choses les plus affreuses. J'avais ressenti des sensations, des émotions extraordinaire. Certaine était avec des animaux, comme pars exemple l'éléphant en Thaïlande. J'avais fixé ses petits yeux noirs, il s'approchait lentement de moi. Ses pas de cinq tonnes fracassés le sol. J'aurais pu avoir peur, j'étais si petit. Pourtant, je n'avais pas bougé, il avait tendu sa trompe vers moi. Elle passa derrière moi, s'enroula autour de moi. Mes pieds quittèrent le sol, je m'élevais vers le ciel de quelques mètres. Aurais-je été un enfant hors du commun ? Pourquoi ? Comment ? J'avais sympathisé avec des enfants du monde entier. On n'avait pas les même cultures, ni la même langue, ni la même couleur de peau. Peu importe ! J'avais aimé, et j'aime ce que je fais. Une vie presque parfaite, une vie presque normal. J'avais aussi vécu des moments difficiles. Je me souvenais aussi des sangsues m'arrachant de lointaines douleurs. J'étais passé plusieurs foi près de la mort, près de quelque éruption volcanique.
J'avais un passé complexe, vertigineux. Je n'arrivais rien à aligner. J'étais seul. J'avais peur. Je comprenais que le puzzle allait être compliqué à réaliser. J'avais pourtant compris une chose, une chose très importante, mais je ne la compris pas exactement. Pendant tous ces voyages, je n'avais pas appris, l'histoire politique ou culturel d'un pays, ni le nom et la date de chaque monument. Non. J'avais appris une chose qui ne s'apprend pas des les bouquins. En moi, c'était comme une marque, ces visages, ces personnes différent, différent de moi et aussi exactement comme moi. Je ne savais pas l'expliquer, cette chose en moi. Suis-je différent pour cela ?
J'avais pris une décision voyant que je n'arrivais pas à comprendre. Il fallait que j'aille à mon ancienne école. Si c'était là bas que sa avait commencé ?
J'en avais profité qu'un de mes professeurs était absent pour y retourner sans que mes parents le sachent. J'avais pris une grande solitude ces derniers temps. Je savais l'apprécier, mais je ne savais pas que sa pouvait détruire.
La cour de récréation n'avait pas changé. Quelque feuille voletait au sol, une odeur me remplit de souvenir. C'était un endroit très nostalgique à mes yeux. Je pouvais presque me voir plus jeune, m'amusant avec mes copains, courant un peu partout. J'étais déjà à l'époque un des meilleurs coureurs. J'avais ri dans cette cour, j'avais pleuré, saigné. J'avais aussi appris et c'était ça qui m'intéressait.
Je m'étais assis sur un vieux banc de bois. Ma respiration était calme, j'étais plutôt bien. A ma gauche, il y avait un premier bâtiment celui des tout petits. Je n'avais peu de souvenirs de cette époque à par les siestes interminables. Mon regard dévia vers la gauche et vit une salle pour les moyennes et grande section. J'avais ici donné mon premier baisé. Cela me rappela que j'étais un gamin complètement amoureux. J'étais dans les premier à avoir une copine. C'était sûrement un jeu, mais je me rappelais une chose en moi qui signifié l'amour. Depuis cette époque d'école primaire, je n'avais plus bien ressentis ce sentiment, je me demandais vraiment pourquoi.
Puis à droite il y avait un grand bâtiment où abritaient les classes du Cp au Cm2. Beaucoup de souvenirs me venaient à l'esprit. Je n'étais pas le meilleur élève mais je me débrouillais bien. Il y avait eu aussi un traumatisme, comme un grand vide. Je l'avais oublié, cette histoire, j'avais essayé de l'oublier.
Je revenais une nouvelle foi d'un voyage merveilleux. Si je me souviens bien c'était la Thaïlande. Je racontais à chaque foi les choses belles, jamais les moments difficiles. Cette foi-ci, j'avais décris que j'avais nagé avec cinq requins. Cela était vrai pourtant personne ne me croyait, ils étaient même aller voir la maîtresse. Elle avait confirmé que c'était un mensonge. Cela partait d'une chose complètement bête insignifiant. Il y en avait sûrement eu d'autre des histoires pareilles. Le début d'une grande solitude. Une solitude créée par l'incompréhension de mes proches. J'avais sombré trop tôt, j'aurais pu continuer à être moi, aussi sombre que je le suis. Ce n'était pourtant pas mon destin, j'allais devenir quelqu'un de marrant, de déconneur. J'allais créer ma propre personnalité, ma propre face que je voulais montrer. Une personne que j'aurais été la plus part du temps aux yeux de tout le monde, et celle qui n'aura jamais été dans mon c½ur. Une double personnalité, un double jeu, une double vie. Quelque chose commençait comme à hurler en moi. Je l'avais déjà senti cette sensation si étrange. Etais-je donc si différent que ces personnes ? J'avais pourtant rêvé d'être comme les autres, j'y étais presque arrivé.
Je ne tenais plus ne place, ces images me tournant dans la tête m'enivraient. Je marchais sous le préau, ne sachant pas vraiment où aller. Je m'arrêta net, un souvenir m'avait rugi à la figure. C'était ici que j'avais balancé une foi thomas. Je me demande bien ce qu'il avait pu me faire. J'étais furieux contre lui, j'avais les larmes aux yeux. Il était tombé le dos à terre. Je m'étais jeté contre lui, balançant mes points sur ses côtes. Il suffoquait, la fureur était énorme en moi. J'avais failli lui broyer les côtes. On m'avait arrêté juste avant.
Il y avait comme une ressemblance, cette sensation et celle du mont blanc. Une fureur qui me fessait vibré mon sang. Je me souviens aussi d'une autre piqûre de colère, j'avais dans ces moments là une force impressionnante. Puis encore un autre souvenir vint, j'étais au mariage de mes parents. Il y avait un mec il avait trois ans de plus que moi et sûrement vingt kilogrammes de plus. J'étais arrivé avec les larmes aux yeux, à le balancer à quelque mètre sur des tables.


Colère Fureur Violence Larmes Souffrance Force


La force du mont blanc venait-elle de là ? Sûrement ...
Je courus chez moi, m'enferma dans ma chambre et me concentra. J'essayais de faire ressortir cette colère, cette force, cette puissance.

# Posté le samedi 08 mars 2008 11:15