Chapitre 10 : Le monstre blanc (premiere partie)

Chapitre 10 : Le monstre blanc (premiere partie)
Il était 23 heures, la voiture s'arrêta devant l'auberge. Ce vieux chalet me donna une certaine nostalgie, j'étais venu un moi auparavant pour le début et la fin de Chamonix – Zermatt. Ici signifié pour moi maintenant le départ de chaque grande aventure. Je m'allongea sur mon lit habituel, mon regard était fixé sur une vieille poutre qui soutenait le toit à quelques centimètre de mon nez. J'aurais pu entendre les quelques souri grattant, je ne sais où, mais je pensais. J'avais un mélange de stresse et d'excitation en vue de ma future Ascension. Je m'imaginais tenant fier mon piolet en l'aire au sommet. Je souriais, j'étais heureux. Beaucoup de personne ne peut savoir la joie d'une personne arrivant à un sommet. Souvent à ces personnes je leur disais d'imaginer qu'ils triomphaient de leur plus grand rêve, c'était exactement pareil. On demande dès fois trop pour être heureux, que certaine foi il suffit de peut, il suffit juste d'aimer ce qu'on fait.
Il était maintenant cinq heures du matin, mon père me réveilla. Je sortis rapidement de mes rêves et m'habilla. Je sentais un peu de pression monter en moi. On pris à 6 heures environ la première montée téléférique. Le ticket indiquait : Adulte – samedi 21 avril 2007 - plant de l'aiguille. Je le glissa dans ma poche. On s'éleva rapidement tandis que mon père et moi discutions.
_ Pas trop le trac ?
_ Un peu quand même, surtout depuis la réponse de Millet.
_ Ne te prend pas trop la tête avec ça, réussi le mont blanc pour toi.
On arriva quelques minutes plus tard en haut. On était à 3100 mètres d'altitude, je pouvais à peine voir le sommet d'ici. On traversa, en montant 400 mètres de dénivelé, à ski c'était plutôt exposé, la pente étant raide et gelée. Le sac était assez lourd, j'avais 24 kilogrammes de matériel. J'arrivais maintenant sur le glacier des bosson, certainement le plus dangereux du massif du mont blanc. Je savais que beaucoup de monde était mort ici, je fessais très attention. La liaison était très accidentée pars les crevasses et les séracs. On avait du sauter plusieurs fois, cela me déplaisait avec le poids sur mon dos. J'étais finalement arrivé à me sortir de là, je remis peu de temps après mes skis, puis monta au refuge des grands mulets. Après 500 mètres de dénivelé, on arriva au pied du refuge. Une surprise inattendue nous attendait ici, une traversée en rocher, d'environ 50 mètres de dénivelé étant obligatoire pour accéder au refuge. On mis les skis, et les bâtons sur le sac, et c'était parti. Très facile, mais pourtant, la chute était mortelle et interdite.
Je posa mes fesses sur un banc en bois là haut, et découvrais ce splendide refuge. Il était assez haut placé sur un piton rocheux, on pouvait voir jusqu'au sommet toute la ligne de course du lendemain. Cette face de montagne était impressionnante, majestueuse entre les séracs énormes et les faces glacées. Je visitais rapidement le tour du proprio, découvrit les quelques rares personnes. C'était une femme bien jolie qui tenait le refuge. Elle était perchée sur une vieille barricade en fer, bouquinant à 200 mètres de haut au-dessus du glacier. L'endroit était minions, même un peu intime sauf un endroit que je reconnus rapidement part l'odeur. Les toilettes alpines, une légende ! J'ouvris la vieille porte, une odeur me repoussa rapidement. Je commençais pourtant à avoir l'habitude depuis le temps, je m'approcha du troue.
_ Mmmmm... c'est comment dire...
Il y avait 200 mètres de paroi qui me séparaient, moi et le glacier verticalement. Le rocher avec pris une teinte orange après une masse importante de fiente déversée. Il y avait comme d'habitude des dizaines de corbeaux tournant autour.
Peu de temps après j'avais rejoint mon père discutant à la gardienne.
_ Les conditions ? Euh... je sais que pars la voie normale, pas mal de monde passe et arrive jusqu'au bout.
_ J'hésite à passé avec mon fils pars le bas, pour couper, gagner un peu du temps. Commenta mon père.
_ Je te le déconseille, les séracs sont trop dangereux dans cette zone.
_ Oui c'est vrai ... j'ai les souvenirs d'y à 20 ans.
_ Le glacier à beaucoup bougeait depuis, la voie habituelle a changé.
_ Ok merci, j'y réfléchirais. Si non pour la nivologie c'est bon ?
_ Il n'y a pas vraiment de problème à signaler. Si pars contre vous passez pars là...
Elle tendis le doigt en direction sous les séracs.
_... le glacier est ouvert, mais dans la semaine un groupe est arrivé à passer. Malheureusement, un autre gars est tombé dans une crevasse. On est allé le secourir, mais il a eu une hypothermie sévère. Un miraculé une foi de plus !

La femme était allée peu de temps après s'occupé du souper. Un homme qui avait entendu la conversation vint vers nous.
_ J'ai entendu votre intention, je pense aussi faire pareil. Mon pote et moi on préfère ne pas rester seul demain, on pourrait vous suivre ?
_ Oui pourquoi pas ... Si vous êtes auto homme, il n'y a pas de problème.
Répondis mon père.

Je passais la fin de la journée à l'abris sur mon lit. J'essayais temps bien que mal de me reposer. Je ne savais pas si c'était l'altitude ou le stresse qui m'empêchait de dormir mais je n'arrêtais pas de penser. Il y avait une partie de moi qui avais peur de ce qui allé ce passer, et une autre qui avait peur que je n'y arrive pas. J'avais mémorisé toute la montée, m'imaginant sans relâche la trace, les points dangereux. Chaque point que j'avais étudié sur la carte, je savais à telle altitude, qu'il fallait que je boive, à celle ci que je mange. J'avais conçu un plan d'attaque béton, et de toute façon il était impossible que j'abandonne, puisque j'étais Alpineyannou. « C'est vrai ça, ce n'est pas le mont blanc qui va m'arrêter ! ». Puis, je repensais à toutes les personnes qui m'avaient encouragé, ceux qui m'avaient dit qui penseraient à moi. Je chercha un moment dans ma poche, il y avait toujours mon ticket de téléférique pour redescendre, puis dans un bout de papier tout froissé était inscrit un numéro. Je ne le voyais pas vraiment pensant à une chose qui ne se résumait pas à une simple série de chiffre.
Le soir nous avions mangé ensemble, les deux mecs qui s'étaient joint à nous, mon père et moi. On avait pris le temps de discuter, de se connaître. Je mangeais mais ne parlai pas vraiment, j'étais trop absorbé pars mes pensées.
J'avais très peu dormi cette nuit là, le matin 22 avril, je ne m'étais pas vraiment rendu compte de ce qui allait m'arriver. Encore allongé, fatigué sur mon lit, je rangeais mes affaires. Au bout de cinq minutes, j'étais quasiment près. Je me leva pour aller dans la salle à manger. Je tomba raide ! « Ma jambe ! Elle s'est contractée toute seule ! C'est quoi ce merdier ? Impossible !». Je n'arrivais pas à me lever. Je tracta un bon coup avec mes bras, et arriva dans un ultime effort à me lever. Je sentis comme une sueur descendre dans mon dos : je n'étais pas encore arrivé en haut du mont blanc à cette allure ! J'arrivais péniblement au près de mon père dans la salle principale, je m'assis et lui expliqua la situation.
_ Il faut que dans dix minutes ça aile mieux. Me répondit-il.
J'étais pris de panique, affolé je massais ma jambes avec violence, presque à la frapper. Mon regard était fixé sur la jambe, j'étais grandement concentré, essayant de trouvé comme un bouton marche-arrêt. Je sentis bizarrement, miraculeusement que sa aller mieux. Je n'avais pas pu manger mais cela ne m'occuper pas. « Bon OK Yann, tu pars aux chiottes et tu reviens, si tu y arrive : Tu pars ! » Pensais-je.
Je marchais lentement, avec crainte, mais il me semblait que ma jambe m'obéissait.
J'étais revenu à l'intérieur, où je vis une scène assez amusant.
_ Hey ! Les mecs venaient voir !
C'était un des types qui voulait venir avec nous. Il regardait pars la fenêtre. Il avait une tête de fou, j'avais comme l'impression que l'altitude ne lui avait pas faite de cadeau. Je me penchais vers la fenêtre et vis des centaines de lumières venant de chamonix.
_ Il y a plein de mecs qui viennent. Oh ! Vous avez vu tout ce monde !
On lui avait conseillé d'aller se recoucher peu de temps après. Son compagnon, plus en forme nous suivit.
Je pris mon sac lourd, mis mes gants et me prépara à partir. La poignée de la porte était devant moi.
« C'est l'heure. L'heure que j'attendais depuis 4 ans maintenant. Aujourd'hui, je vais me battre, je vais me battre comme jamais auparavant. Je vais réussire ce sommet. Je vais le réussire pour moi, mais aussi pour ma grand-mère, pour mes amis, pour ma famille, pour toutes les personnes qui pense à moi. Aujourd'hui c'est l'heure d'être plus qu'un gamin, c'est l'heure d'être un gamin conquérant du toit d'Europe ! » Je pris la poignée fermement et ouvris la porte de mon destin.

# Posté le jeudi 21 février 2008 08:54

Chapitre 10 : Le monstre blanc (deuxième partie)

Chapitre 10 : Le monstre blanc (deuxième partie)
Il fallait faire attention, je n'étais pas encore très bien réveillé, le passage en rocher que j'avais emprunté le jour d'avant était toujours autant dangereux. L'aire était frai, les ténèbres épais, la lune qui était toujours là avec moi était petite, un ciel peu étoilé. Une atmosphère étrange, même terrifiante, j'atteignis la neige gelée. Je mis mes skis difficilement, puis partis vers... vers le haut !
Je ne sais pas si je me rendis vraiment conte sur le moment, j'étais bien, même très bien. J'étais plutôt heureux, je suivais mon père à un bon rythme. Les terribles ombrent au-dessus de moi dans la nuit ne me terrifié pas. On n'était pas encore à porté de danger. On était une vingtaine à tenter le sommet pars cette face du massif ce jour là. Des petits points lumineux bleu partis dans tous les sens, le combat commença !

_ P'pa ! C'est classe, je me sens super bien ! Je crois que je ne me suis jamais senti autant bien en montagne.
_ Ok...
Il n'avait pas mi bien d'enthousiasme à me répondre.
_ Il y a des cordés qui m'inquiète.
_ Quels cordés ?
_ Ceux là, pars la gauche ... Je crois qu'il utilise la mauvaise voie.
On avait gardé le même rythme étant premier, de temps en temps, je me tournais lançant quelques appel avec ma frontale. Il n'y avait rien à faire, il était trop loin.
Les dénivelés continuèrent à passer, je pensais surtout à ma grand-mère pendant toute la première partie de la montée. J'arrivais bientôt à 3500 mètres d'altitude, et je sentais que la pente se raidi. Les pas devenaient de plus en plus lourd, l'air commençait à manquer. Je gardais pourtant une bonne allure, j'étais très loin de baissé les bras, d'ailleurs je crois que je n'avais aucun doute de ma réussite.
J'essayais de garder un grand contrôle en moi que se soit physique ou psychique. Je gardais mon rythme cardiaque à une allure raisonnable, ma respiration aussi. Je tentais de garder des pensées positives pour garder le moral. Vers 3700 mètres d'altitude, je commençais à être plus alaise, la pente était moins raide on arriva dans le fond de la vallée. Devant nous il y avait comme un cirque de glace, de séracs et de formes étranges. Mon père me rappela qu'on était dans là zone la plus dangereuse, les séracs qu'on pouvait à peine deviner à droite devaient être impressionnants.

Nous dévions peu à peu notre course vers la droite. Le jour commença à se lever, le froid me terrifia.
« Garde ton sang froid Yann ! Même si c'est facile avec le froid qu'il fait ! Reste calme, concentre-toi. Regarde que vers l'avant. Avance. Aller. Bientôt le soleil arrivera. Il ferra plus chaud. Continue. Aller Yannou. ». L'encouragement intérieur avait toujours était en moi dans les situations difficiles, dans les grands moments de solitude, et je savais que sa aidé. Il fessait environ moins 15 degrés, mais je n'y fit pas attention, j'essayais d'imaginer où le sommet pouvait bien être. Je commençais à fatiguer, rapidement j'eux un coup de pompe.
« Merde ! Reste calme Yann ! Qu'est ce qu'il peut bien te fatiguer autant ? Merde ! Je n'ai pas mangé depuis hier soir, vite une barre ! »
Tout en marchant, je fouillais dans ma poche, passant ma main à travers un bout de papier froissé, puis trouva. Ma mère ne sachant pas vraiment quoi faire pour moi pour m'aider à décrocher le sommet m'avait acheté le haut de gamme en vivre. « Power ! Si ça ne peut pas m'aider ! à ta santé M'an ! ». Je commençais à boire ou à manger, je ne savais pas trop qu'est ce que c'était. Lentement, pour ne pas trop me mettre l'estomac à l'envers. Une ou deux minutes plus tard j'allais déjà mieux.
J'étais maintenant à plus de 4000 mètres d'altitude, je sentais les syndromes d'altitude, la respiration était plus rapide malgré ma concentration, et ma tête commença à me marteler. Je commençais à connaître tous ces phénomènes. J'avançais malgré la fatigue et la douleur, une chose est sur chez moi, c'est que j'ai vraiment du mal à abandonner. C'était ma plus grand force jusqu'ici, et ça aller commencer à être ma plus grande faiblesse.

Le ciel était bleu comme jamais, le soleil arriva sur mon visage. J'étais vraiment fatigué, voir même épuisé, j'étais à 4200 mètres d'altitude, 200 mètres en dessous de la cabane nifétie. Là haut il fallait que j'abandonne mes skis et continuer à pied. « Mais dans quoi je me suis lancé ? ». J'aurais pu être chez moi, au chaud, peut-être à côté d'un ami. Mais non, j'étais là haut à me tuer à la tache. Sur le moment je n'eux plus vraiment de courage, comme si le Alpineyannou que je connaissais été mort. Ma main se glissa lentement dans ma poche, sentis le bout de papier. Un grand frisson se répandis dans mon dos, mes points se serrèrent sur mes bâtons. « Je me suis fait une promesse ». Je partis à grande fureur vers la pente gelée. A ce moment là, je ne m'attaquais pas seulement à une montagne, ni au mont blanc... Je m'attaquais à un monstre entier : Le monstre blanc.

Suis-je m'être de mon destin ?

# Posté le vendredi 22 février 2008 03:13

Chapitre 11 : L'ascension cachée

Chapitre 11 : L'ascension cachée

Comme... comme une force qui ne m'appartenait pas, je grimpais ces deux cents mètres de dénivelé sans aucun problème. Je gardais toujours ce frisson, ce frisson de puissance. J'aillais beaucoup mieux, je n'avais plus mal, je n'avais plus froid, je n'avais qu'une seule intention arriver à ce sommet. Oui. Mais pas seulement ! Tout en attaquant la montagne, je pensais à ce bout de papier qui n'était qu'un numéro... un numéro de portable. Je ne comprenais pas tout à fait pourquoi ni comment. Je m'étais pourtant promis, peut-être bête à première vu d'appeler Marie. J'aurais pu l'appeler maintenant, oui bien sur, mais ce n'était pas mon but. Je m'étais promis de vaincre cette montagne, d'arriver au sommet, et en étant conquérant et victorieux j'allais l'appelé pour lui dire que je l'aimais. Une drôle d'idée venant d'un gamin, pourtant elle n'était pas si bête que sa, elle avait une double face cette idée. Si je l'aimais ? Je n'en savais trop rien. Si j'étais fou ? Je n'en savais pas plus aussi. La seule qui conté maintenant était de décrocher le sommet, et aussi peut-être de survivre.
J'arrivais enfin à la cabane nifétie, mes nerfs s'étaient calmé mais pas tout à fait au complet. J'enlevais ans skis, m'allégeant d'un lourd fardeau et partis sur la prochaine bosse. J'étais à présent sur l'arrêt des bosses, sûrement le moment le plus dur pour moi dans cette Ascension. Mon esprit ne décrochait pas de vu dans mon imagination le papier, le téléphone et surtout Marie. Je ne savais vraiment pas ce que je fessais, pour moi ça ne pouvait être que bon. Mes crampons mordaient avec fureur la neige et la glace. Arrivant en haut, mes nerfs étaient redevenus stable, les douleurs revenant, ma respiration se calmant, je regardais au loin. Il était si près, j'étais vers 4500 mètres d'altitude. Je le voyais ce foutu sommet, je le voyais ! Il ne restait plus que 300 mètres ! J'étais arrêté, ébloui pars le spectacle.
_ P'pa ...
_ Ouais? Dans sa voix j'entendis qu'il était quelque peu fatigué.
_ ça... ça fessait quatre ans que j'attendais ce moment !
Il n'y avait personne à mes yeux pouvait comprendre, ressentir ce que je sentais à présent. Il y avait du bonheur, de l'émotion, de l'incompréhension. Il y avait aussi des choses que je ne pouvais nommer.
_ Calme-toi Yann ! Ce n'est pas fini !
Il avait raison, mais pour moi j'avais déjà gagné, j'avais déjà vaincu. Si seulement j'aurais pu savoir qu'il me restait presque cinq heure de souffrance inimaginable, de désespoir. Pourquoi une telle volonté à prouver que j'étais fort ? Pourquoi une telle volonté à vaincre ? Il paraît que je n'ai pas le force de vivre, mais que j'ai la force de vaincre.
Je repris ma course et compris que je n'étais vraiment pas bien. J'avançais... lentement... très lentement... je marchais une dizaine de pas puis m'arrêtais. Je ne savais plus où j'étais, il y avait d'innombrables bosses, je n'en voyais pas la fin. Je ne comprenais plus rien, j'avais mal au c½ur, il me serrait, je pensais à n'importe quoi. J'avais complètement perdu le contrôle en moi, je n'arrivais plus à penser au numéro. Je grimpais une bosse puis vis qu'il y en avait encore, et encore. Ça devenait une torture, je n'arrivais plus à marcher droit. Je ne pensais bientôt plus qu'à mon c½ur, il me fessait temps mal. Ce n'était pas comme d'habitude où il battait fort, là il me compressait. « Dans quels merdiers je me suis encore foutu ? Je veux rentrer chez moi ! Non ! Je vais me battre ! Mais j'en peux plus ! J'ai fait une promesse ! Je dois y arriver ! Je ne suis pas faible ! ».
Comme un zombie, cherchant l'espoir dans la brume, j'avançais. Toujours avancer, vers le haut, toujours s'élever, pour sa propre gloire, pour son propre honneur. Les larmes me venaient aux yeux, la souffrance était insoutenable, d'une main j'aurais voulu marcher le c½ur. « Je n'abandonnerais pas ! Je n'abandonnerais jamais ! » Jusqu'où la folie d'un homme peut-il aller ? Je me reposais, puis repartais pour cinq mètres, puis, je me reposais à nouveau. Mon père essayait de me faire, manger ou même boire seulement. Je ne voulais rien à par la victoire ! Je n'avais, pourtant depuis le jour d'avant manger qu'une barre et rien bu. « Je veux un miracle ! Un simple miracle ! Même si je n'ai jamais cru au miracle. Aider moi ! Je suis fatigué. J'ai sommeil. »
Je n'ai jamais cru en dieu, pourtant là il me semblait qu'il n'y avait que lui qui pouvait me donner un coup de pouce. « Je ne suis qu'un sal gamin, qui ne pense qu'à sa gueule ! Tout cela c'est bien fait pour moi ! » J'avais l'impression de titubé, mais j'étais enivré par le sommet. « Je te veux ! Je t'aurais sal monstre ! ».
D'un seul coup, ma respiration se bloqua, ma vision s'assombris, mon c½ur s'était arrêter. Je tombais de tout mon poids sur la glace, mon piolet vola de mes mains. Je ne pensais à rien d'autre qu'à mon c½ur à ce moment précis, concentrais sur ce point, je ne savais pas trop ce que je fessais. Je ne savais pas vraiment si c'était chaud ou froid, il y avait comme un liquide venant de tout mon corps se précipitant sur mon c½ur. Tout semblait se passer au ralenti, ma tête heurta le sol. Toute était sombre, je ne me souviens plus de rien, juste que ej me réveilla en sursaut, transpirant. J'étais de retour en enfer, mais j'avais bizarrement l'esprit plus calme.
_ Yann ça va ?
_ Ouais ...
_ Yann ...Rien ne t'obli...
Je lui fit non de la tête comprenant où il voulait en venir.
_ On pourra... pourra revenir une autre foi si ...
Il comprit qu'il ne pouvait me convaincre. En temps que chef de cordée il était obligé de veiller sur moi, mais de l'année je n'aurais plus une chance pareil d'arriver au sommet.
_ Reprend toi un peu, on a le temps.
Il n'avait pas miracle pas compris ce qui c'était passé. Moi aussi sur le coup, je n'avais pas tout assimilé. J'avais eu un arrêt cardiaque. Les chances sont très faibles pour un médecin pour faire repartir un c½ur. Pourtant, moi à l'instant où il sait arrêter, à l'instant où je me suis concentré sur ce point, il était déjà quasiment repartis. J'avais tout de même encore une douleur, mais moins violente. Je levais la tête comme s'il y avait quelque chose que j'aie pu rater, quelque chose qui m'aiderait pour la suite. Le ciel était bleu, une belle journée, une journée pour réussir. Marie traînait dans un coin de ma tête, il y avait aussi d'autres amis, de la famille. Il y avait ma grand-mère me disant de réussir, puis aussi moi qui disais devant toute la classe, devant mon professeur de français, que j'allais y arriver. Tout tourné dans ma tête, fessant un drôle de mélange, des visages, des sourires. Il y avait aussi des personnes, je les avais connus dans d'autre pays, des gamins comme moi, pauvre, qui ne pouvait même pas rêver de leur rêve. Moi dans l'histoire, j'avais un rêve, et au final, quand j'y étais quasiment arrivé, j'avais pu abandonner ?
« Yannou ... Vas-tu encore de ridiculiser longtemps ? Aller ...Aller lève-toi. Ce n'est pas fini. Ça vient juste de commencer. Aller lève-toi ! Prends ton piolet. Lève-toi ! Bat-toi une dernière foi ... aller lève-toi... Bats toi pour eux ! »
Je pris mon piolet à pleine main et partis droit dans la pente d'un seul coup !

Il n'y avait personne, le vent était absent, je n'entendis pas grand chose à par les larmes de mon père. Il pleurait de joie, il avait apporté son plus jeune fils au sommet, au sommet du mont blanc. Je m'assis sur le plus haut cône de neige d'Europe. Mon père pris des photos, il était tellement heureux. Pour ma part je ne savais pas où j'étais et ce qui m'arrivé. J'enleva mon bonnet, tourna la tête dans tous les sens, mon père me parlait, je ne comprenais pas.

« Je m'appel Yann, on m'appel plus souvent Yannou. Je suis un simple ardéchois. Mon seul but dans ma vie et de devenir plus fort, de devenir le plus fort, et aujourd'hui, samedi 22 avril 2007, ce n'est pas un jour comme les autres pour moi. Je ne suis qu'un gamin, je n'ai que 14 ans, et pourtant je suis conquérant du toit de l'Europe, conquérant du monstre blanc, conquérant du mont blanc, conquérant de mes propres limites ! »

# Posté le dimanche 02 mars 2008 07:49