Chapitre 7 : La rosa blanche

Chapitre 7 : La rosa blanche
La neige dure crissé sous les peaux de phoque, j'avançais plutôt bien. J'avais ma petite frontale sur la tête, me dirigeant vers l'avant. J'avais mi mon mp3, ça me reposais de cette obscurité insoutenable. Je n'aime pas vraiment remonter les piste damées, mais cette foi là on était obligé. Le jour se leva petit à petit, emportant une vague de froid. Je passais en équilibre sur la neige glacée en traversé, pour arriver au col. Il y avait une légère brise que gela les extrémités des doigts quand j'enlevais les peaux. Puis, je descendis rapidement la pente, il ne fallait pas perdre de temps maintenant, la journée allait être longue. Je commençais à avoir le coup d'enlever et remettre les peaux, j'allais de plus en plus vite. Maintenant il y avait une longue montée, pour conquérir le sommet, la rosa blanche.
J'avais une très bonne cadence, je traversais un immense plateau glacier au levé du soleil. La boule de feu d'orée qui commençait à se lever devant mon visage était magnifique. C'est comme si elle me montrait le chemin du Sommet. Tout en étant ébloui part la beauté du paysage, je pensais, comme toujours. Cette foi ci, je pensais au changement qui était venu à moi. Depuis, enfin je ne savais pas exactement quand, mais depuis quelques mois une chose changea en moi. Je n'avais plus le même regard sur ma passion, mes amis, moi-même, sur tout en-faite. Depuis quelque temps, je passais mes soirées sur msn, parlant de tout et de rien. Je parlais à des dizaines de personnes qui était tous très différentes, je commençais à les connaître. Je découvrais la chose qui me fit le plus plaisir, c'était de voir ces personnes sourire ou rire. Pour cela, j'essayais temps bien que mal à leur donner. Ma plus grande joie était en effet, de les aider, et cela je ne l'avais jamais ressenti au paravent. Je me cachais derrière un masque d'un type con, et obsédé. Mais à travers mes yeux, j'analysais chaque comportement, essayant le comprendre le pourquoi du comment. J'apprenais les différentes psychologies de chacun ou chacune. J'étais sur la bonne voie, je me posais les bonnes questions, mais ne trouvais pas toutes les réponses encore...
Je sortis de mes pensées en voyant que j'avais plutôt bien avancé. J'étais maintenant sous le col, mettant mes crampons pour les derniers mètres un peu plus techniques. « Et voilà, un sommet de plus ou devrais-je dire un sommet de moins ? ».
Je rejoins mes skis, descend jusqu'à un refuge. Normalement, on devait s'arrêter là, mais vu ma forme, on partis pour gagner un jour d'avance sur Chamonix-Zermatt. Tac-tac, les peaux étaient déjà remises, je monte encore un nouveau col, et je vois la suite.
La vallée était immense, peut-être dix kilomètres à vol d'oiseau de longueur, il fallait pourtant rejoindre à tout prix ce refuge. On choisissait avec mon père de traverser le plus haut possible sans les peaux. Il fallait sûrement pousser, mais on gagnerait en force. Le but était de faire le plus de distance, pour m'être les peaux le plus loin possible. La course était partie, je suivais mon père. Le soleil m'épuisait, la chaleur était grande. On dut skier sur de la roche et de l'herbe pour continuer à garder un maximum de hauteurs. L'exercice est plus dur qu'on le croit, surtout que la journée commençait à être longue. Il était 14 heures si je me souviens bien, la journée avait commencé à 5 heures. Sachant que chaque matin en montagne je ne peux manger, j'avais peut-être manger une barre quand même !
Juste avant de remettre enfin les peaux, on mange un peu, cela me redonne un peu du jus. Puis, c'était reparti pour une nouvelle montée, je n'avais plus la force que j'avais quelques heures avant. Je commençais à languire du refuge, de la soupe que j'imaginais, juste d'un banc en bois où je pouvais poser mes foutues fesses. Je continuais pourtant à m'élever. Le ciel qui avait été grand beau jusqu'à maintenant ce gâta. Les nuages m'entourèrent, le vent augmenta de puissance, tout c'était si rapidement changé. Un pas de trop et clac !
Ma hanche me fit une douleur énorme, j'étais bloqué... En pleine tempête ? Il fallait que je me sorte rapidement de là. Je frappa avec violence ma hanche, rien à faire... Je continua extrêmement lentement avec cette douleur, je bloquais dès fois, il fallait que je m'arrête souvent. Ma mère m'encourageait, il ne restait que 100 mètres de dénivelé. Je n'ai jamais abandonné par mon plein grès, et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait arriver. J'étais arrivé péniblement au refuge. J'étais plutôt mort pars cette journée, il était maintenant 16h ou 17h, j'avais fait 1800 mètres de dénivelé !
Le soir je n'avais pas eu de peine à m'endormir.

# Posté le mercredi 20 février 2008 05:54

Chapitre 8 : La haute route

Chapitre 8 : La haute route
La nuit était encore présente, pourtant j'enchaînais les virages. Mon champ de vision n'était pas grand, jusqu'au moment où je vois une forme différente des précédentes. Je dérape rapidement et m'arrêta net.
_ STOP ! M'écriais-je.
Ma mère et mon père m'imita.
_ Qu'est ce qu'il y'a ? Demanda mon père.
_ Vide ... du vide... devant, il doit y avoir 100 mètres de chute, on doit être sur un sérac. On contourne par la droite ?
_ Bien vu !
La neige est givrée, plus la nuit, ce n'était pas facile à skier. Je me débrouillais temps bien que mal. Je me concentra pour voir au loin, j'arrivais à distinguer la trace traversant le plateau glacier. Je me trouva une bonne pente et fonça pour aller le plus loin possible. « C'est plus marrant que le K/L » pensais-je.
Les skis ralentis au bout d'un moment, je continua en pas patineur. Je mis mes peaux à une vitesse encore meilleure qu'au paravent. On montait jusqu'à un col, il y avait entre 400 et 500 mètres de dénivelé. J'enlevais les peaux, je descendais environ 800 mètres et les remets. Je parcourais un long plat tandis que le soleil se levait, j'arrivais maintenant devant un couloir de neige assez raide, je mis les skis sur le dos et en avant ! Arrivant en haut de ces 150 mètres de hauteur un peu plus technique, je vis la dernière traversée avec les peaux que je devais effectuer avant la réussite de ce trek. Clac ! Clac ! Les skis étaient déjà chausser. Faire des virages ? Ça ne servait à rien, j'allais tout droit ! Clac ! Clac ! Les skis étaient déjà plantés dans la neige. Paf ! Paf ! Les deux peaux collaient et c'était reparti. Un groupe de skieur, une centaine de mètres devant, étaient plutôt fatigués. Je me pris un défi, les rattraper, et arriver avant eux au col qui désignait la fin de la haute route. Comme pris de fureur, j'accéléra le pas, je montais bientôt à 500 mètres heures. Mon rythme cardiaque commença à augmenter de vitesse, je le sentis et me concentra quelques minutes. Ma vitesse ne changea pas, mais le rythme cardiaque lui ralentit. J'accéléra progressivement, j'étais maintenant côte à côte avec le groupe visé. Je les doubla, pris encore de la vitesse, pris pars un deuxième défie arriver au col avant midi. Je montais à présent à 700m/h, régulièrement je regardais la montre, je n'allais pas y arriver... .
Je vis se dessiner le sommet, la pointe du Cervin sortir petit à petit du col. J'augmenta de vitesse, et vis de mieux en mieux le Cervin, jusqu'à le voir entier, j'étais arriver à la fin d'une aventure que je n'allais pas oublier ! Ma montre affichait 11h58. « Avec du Rab » pensais-je.
J'enlevais tranquillement mes peaux, en admirant cette montagne, que je pensais bientôt effectuer.
Il me restait plus de 2500 mètres de descente pour arriver à Zermatt, et revenir en train, en bus, chez moi. Le ski entre les séracs et les crevasses était impressionnant, j'avoue avoir serré les fesses à plusieurs reprises. J'avais gagné quand même une grande aisance, que se fut en descente, mais aussi pour gagner de la vitesse dans les manipes. Une aventure plutôt hors du commun pour mon âge, mais croyez-vous que c'est cela la tempête ?

_ Yann je pensais... .
On était sur le retour de Zermatt dans le train.
_ Oui ?
_ Tu voulais bien faire le mont blanc ?
Je lui adresse un oui de la tête.
_ Je pense qu'il serrait judicieux de le faire dans le moi qui viens.
Cette nouvelle m'avait prit un peu au dépourvu. Je ne pensais pas autant tôt.
_ Comment ? !
_ A ski de randonnée je crois, pars la voie des grands mulets.
Ma vie avait prit un virage à partir de ces instants. L'aventure où je partais n'aller pas être commun. De plus, dès ce moment précis où mon père m'en avait parlé, je ne pensais qu'à ça, méditant, m'imaginant entrain de grimper cette montagne si mythique.

# Posté le mercredi 20 février 2008 08:57

Modifié le mercredi 20 février 2008 09:26

Chapitre 9 : Le départ vers le toit de l'Europe

Chapitre 9 : Le départ vers le toit de l'Europe
Quand j'étais revenu sous mon petit toit, j'avais pris le temps d'écrire sur msn : « Mission 4810mètres ». Une fille avait été surprise de mon arrivé un peu plutôt que prévu. C'était Marie, que je ne connaissais pas depuis bien longtemps. J'avais pu lui dire juste qu'on avait décidé de passer un jour de moins au ski. C'est de cette fille que j'avais parlé un peu plutôt, quand je m'imaginais à Arêches. Celle que je n'avais pas compris le sentiment que je devais envers elle.
Quelques jours passèrent et rapidement tous mes potes étaient au courant pour le mont blanc. Ce fut la première fois que je vis temps de monde s'intéresser à ma passion. J'en fut très surpris, mais j'avais du mal à expliquer, il ne pouvait comprendre. Comment juste la volonté d'un gamin voulant le plus au sommet d'Europe peut se répandre aussi rapidement ? Cet écho résonna dans les oreilles de toutes les personnes que je connaissais. Je ne savais plus trop où donner de la tête. J'ai même l'impression que j'avais pris la grosse tête. Pourtant, je n'avais rien fait, ce n'était qu'un projet. Ce projet se rapprocha plus vite que prévu. Mon frère m'aida à réaliser une lettre. Dans cette lettre, il y était écrit, mes intentions, mon chemin pour être arrivé là. Je l'avais envoyé ensuite à des tas d'adresse près de chamonix. Une seule entreprise me répondit, celle de Millet. J'avais appris en lissant ce courrier qu'il était fort probable que j'étais le plus jeune à tenter cette voie.

Record du monde ? Peut-être mais il fallait que je me calme !

Je ne pensais cas ça. Je devais y arriver. Il n'y avait pas d'autre choix que de réussire. Je n'arrivais plus bien à me concentrer en cours. C'était comme si cette montagne m'envoûter, j'avais complètement oublié la haute route, je n'en avais même pas parlé sur mon blog.

Avant de partir, j'étais aller voir ma grand-mère, elle qui pour la première foi m'avait dit que je devais réussir ! Le dernier jour passait au collège, avant cette tentative, il n'était pas comme d'habitude. Je ne voyais plus rien de la même façon. Je sentais en moi comme une force éternelle. J'avais même dit à Monsieur Orlando, mon professeur de français, que quand je reviendrais, je voulais faire un exposé sur l'Ascension. Beaucoup de monde en partant m'avait dit qu'ils penseraient à moi. Juste avant le départ, j'étais allé faire un tour sur msn. Comme d'habitude, Marie était présente, je lui avais demandé son numéro de téléphone... si seulement elle avait pu savoir pourquoi... .

Le mont blanc, sûrement la montagne la plus connu à pars peut-être l'Everest. Il culmine à 4810 mètres, le sommet rocheux est à 4792 mètres. Vierge jusqu'en 1786, le sommet est aujourd'hui foulé par des milliers d'alpinistes chaque année. Le 8 août 1786 Gabriel-michel paccard, 29 ans, et Jacques Balmat, 24 ans, sont les premiers à atteindre le sommet du Mont-Blanc.
Ce projet, je l'avais en tête depuis 4 ans. C'est normal, c'est une montagne qui fait rêver chaque grimpeur, chaque petit alpiniste. On avait décidé avec mon père, de passer par la voie des grands mulets, une des grandes voie mythique du mont blanc. La difficulté était grande aussi, puisque depuis le temps j'avais perdu tous mes globules rouges, donc je n'étais plus acclimaté.

Aurais-je pu savoir que ce que j'allais faire changerai mon avenir ? Ce que j'allais tenter retentirai pendant toute ma vie ? Aurais-je pu savoir que j'allais pourtant cacher la véritable histoire du mont blanc ? Et si je vous racontais la véritable histoire maintenant ? Ce que j'ai fait n'été pas joli à raconter, c'est peut-être pour ça que je l'ai caché... Cessons les tabous ici ! Mes actes, mes pensées, sont maintenant du passé !

# Posté le mercredi 20 février 2008 10:37

Modifié le lundi 14 avril 2008 08:41