_ Bien ! D'abord je voudrais commencer par vous dire Madame : Félicitation.
J'étais à la rencontre parent/professeur qui se déroulé chaque année, je trouvais ça absolument absurde. Le début de M.Orlando m'avait surpris, mais finalement sa ne le changeait même pas ! Toujours autant classe, et déconneur, mais au fond de lui sérieux. Mais le sérieux dans tout cela je ne le compris pas tout de suite.
_ Ah bon ! Moi ?!
_ Oui... Yann semble plus mure que la moyenne.
_ Ah bin... ce n'est pas a moi de me féliciter.
Je me sentis extrêmement mal à l'aise. Beaucoup de professeurs m'avaient dit ça auparavant, et je n'y croyais pas un brin. Je refusais d'admettre que j'étais mure. Moi, j'étais tout simplement un déconneur ! Même dès fois un obsédé ! J'étais con un point c'est tout !
_ Mais... Je voudrais savoir, le pourquoi du comment...
Je ne répondis pas, il essayait d'attirer mon regard, mais ma tête se baissé. Il ne pouvait pas comprendre ! Il ne pouvait pas savoir ce que j'avais ressentis ! Il ne pouvait savoir ce que j'avais vu ! Il ne pouvait pas savoir ce que j'avais vécu !
_ Je me demandais ... Si ça venait de ta passion... La montagne.
Soudain à ce mot, comme une lumière commença à s'éclairer.
_ Oui je pense ! Lançais-je
_ ça ne m'étonne pas... J'ai des amis qui ont la même passion, et c'est vrai qu'on peut ressentir un peu la même chose cas toi... Enfin bref ! Parlons un peu de travail, ce qui est un peu moins marrant. Donc oui, Yann ... Euh... élève sérieux. Il écoute bien en classe. Beaucoup de difficulté à l'écrit, surtout en orthographe.
_ Oui ! Repris ma mère. Depuis tout petit ça a été le cas. Il a eu des problème de dyslexie pendant un bon moment.
C'est vrai que ces conneries m'avaient bien ennuyé. J'étais toujours le dernier en Orthographe.
_ Puis sa l'embête assez puisqu'il adore écrire.
Ce que disait ma mère était complètement vrai, je n'ai jamais su pourquoi mais j'adorais. Sauf que personne aimait lire, puisque le nombre de faute était insoutenable.
_ J'ai bien essayé de lire, mais bon je ne suis pas un grand lecteur !
_ Je vois... Alors ce que je te conseil, c'est : Antidote ! C'est un logiciel, correcteur d'orthographe, et grammaticale. A chaque foi que tu ferra une erreur, il te montrera où est la faute et pourquoi. Si tu aime écrire ne te prive pas, fait-en une arme contre ton petit problème.
Les jours s'en allèrent, et j'appris qu'une de nos connaissances de famille était décédée d'un cancer. Plus le temps passait plus j'avais l'impression que le monde s'écroulait pars le cancer. Cet nouvel avait bouleversé mes parents, lui qui avait au milieu de ses examens, avait réussi le tour du mont blanc, quant à mes parents avaient abandonnés. Les jours qui suivirent furent moins marrants, mais le week-end avait annoncé une grosse course de randonnée. Plus de 1600 mètres de dénivelées, une telle course je n'en avais jamais fait. On était parti à 4. Mes petits parents, Laurent et moi. Ce dernier était vraiment un type bien, sympa et très gentil. Les 1600 mètres passèrent plutôt bien à ma surprise, j'avais presque pendant tous le long pensé au mont blanc. Etais-je vraiment raisonnable de vouloir faire ça ? Avais-je la force ? Je me posais toutes ces questions en m'imaginant l'Ascension, espérant qu'elle arriverait dans l'année. Mais au final je savais... je savais que c'était possible !
Le troue que j'avais formé depuis le temps que je me rappelle de tous ces souvenirs commencés à s'écrouler. J'allais bientôt faire le saut dans le vide, mais je voulais juste avant, me souvenirs de tous ces prochains souvenirs récents. Tous les petits détails qui m'on emmenait jusqu'ici... dans ce piège ! Pourquoi je ne voyais donc rien ? J'étais vraiment un sal gosse qui cacher tous ! Je me disais assez fort pour vivre. Je croyais avoir la force de me battre, je croyais avoir la force de vaincre. Tout cela était faux, je n'avais aucune de ces forces. On dit que le comble pour un alpiniste est d'enchaîner les erreurs. Je ne me sentais pas concerné, mais vu de plus loin maintenant, c'était exactement ça ! Finalement une seule erreur a suffi pour faire tout enchaîner. « La vie est assez difficile comme ça ! ». Je comprends maintenant les paroles de ma mère. Je comprends aussi que je n'avais sans doute pas la force de perdre, mais que ma seule force qui a été caché pendant tous ce temps en moi, celle qui demeura jusqu'à la fin, était la force d'aimer...
« Arrête de pleurer Yann je t'en supplie, tu tes bien battu. Tu ne vaux pas rien ! Je t'aime ! Revient ! Arrête... arrête... ça ne sert plus à rien. » Je voulais qu'on me dise ces mots, mais j'étais une foi de plus seul. Les larmes se givraient sur ma joue. Je n'en peux plus, je n'en peux plus de me battre contre la réalité ! Je veux juste comprendre... comprendre ce qui c'est passé. Si un jour je me sort d'affaire, je jure de comprendre, de chercher, et d'aider, les personnes que j'ai laissé derrière, ceux que j'ai aimé, eux ...


