Le calme avant la tempête (Deuxième partie)

Le calme avant la tempête  (Deuxième partie)
Ma mère était à mes côtés, mais sur le moment je n'avais même pas compris qu'elle était là. Il était déjà assez tard. Mon professeur de français et nous s'assîmes.
_ Bien ! D'abord je voudrais commencer par vous dire Madame : Félicitation.
J'étais à la rencontre parent/professeur qui se déroulé chaque année, je trouvais ça absolument absurde. Le début de M.Orlando m'avait surpris, mais finalement sa ne le changeait même pas ! Toujours autant classe, et déconneur, mais au fond de lui sérieux. Mais le sérieux dans tout cela je ne le compris pas tout de suite.
_ Ah bon ! Moi ?!
_ Oui... Yann semble plus mure que la moyenne.
_ Ah bin... ce n'est pas a moi de me féliciter.
Je me sentis extrêmement mal à l'aise. Beaucoup de professeurs m'avaient dit ça auparavant, et je n'y croyais pas un brin. Je refusais d'admettre que j'étais mure. Moi, j'étais tout simplement un déconneur ! Même dès fois un obsédé ! J'étais con un point c'est tout !
_ Mais... Je voudrais savoir, le pourquoi du comment...
Je ne répondis pas, il essayait d'attirer mon regard, mais ma tête se baissé. Il ne pouvait pas comprendre ! Il ne pouvait pas savoir ce que j'avais ressentis ! Il ne pouvait savoir ce que j'avais vu ! Il ne pouvait pas savoir ce que j'avais vécu !
_ Je me demandais ... Si ça venait de ta passion... La montagne.
Soudain à ce mot, comme une lumière commença à s'éclairer.
_ Oui je pense ! Lançais-je
_ ça ne m'étonne pas... J'ai des amis qui ont la même passion, et c'est vrai qu'on peut ressentir un peu la même chose cas toi... Enfin bref ! Parlons un peu de travail, ce qui est un peu moins marrant. Donc oui, Yann ... Euh... élève sérieux. Il écoute bien en classe. Beaucoup de difficulté à l'écrit, surtout en orthographe.
_ Oui ! Repris ma mère. Depuis tout petit ça a été le cas. Il a eu des problème de dyslexie pendant un bon moment.
C'est vrai que ces conneries m'avaient bien ennuyé. J'étais toujours le dernier en Orthographe.
_ Puis sa l'embête assez puisqu'il adore écrire.
Ce que disait ma mère était complètement vrai, je n'ai jamais su pourquoi mais j'adorais. Sauf que personne aimait lire, puisque le nombre de faute était insoutenable.
_ J'ai bien essayé de lire, mais bon je ne suis pas un grand lecteur !
_ Je vois... Alors ce que je te conseil, c'est : Antidote ! C'est un logiciel, correcteur d'orthographe, et grammaticale. A chaque foi que tu ferra une erreur, il te montrera où est la faute et pourquoi. Si tu aime écrire ne te prive pas, fait-en une arme contre ton petit problème.

Les jours s'en allèrent, et j'appris qu'une de nos connaissances de famille était décédée d'un cancer. Plus le temps passait plus j'avais l'impression que le monde s'écroulait pars le cancer. Cet nouvel avait bouleversé mes parents, lui qui avait au milieu de ses examens, avait réussi le tour du mont blanc, quant à mes parents avaient abandonnés. Les jours qui suivirent furent moins marrants, mais le week-end avait annoncé une grosse course de randonnée. Plus de 1600 mètres de dénivelées, une telle course je n'en avais jamais fait. On était parti à 4. Mes petits parents, Laurent et moi. Ce dernier était vraiment un type bien, sympa et très gentil. Les 1600 mètres passèrent plutôt bien à ma surprise, j'avais presque pendant tous le long pensé au mont blanc. Etais-je vraiment raisonnable de vouloir faire ça ? Avais-je la force ? Je me posais toutes ces questions en m'imaginant l'Ascension, espérant qu'elle arriverait dans l'année. Mais au final je savais... je savais que c'était possible !

Le troue que j'avais formé depuis le temps que je me rappelle de tous ces souvenirs commencés à s'écrouler. J'allais bientôt faire le saut dans le vide, mais je voulais juste avant, me souvenirs de tous ces prochains souvenirs récents. Tous les petits détails qui m'on emmenait jusqu'ici... dans ce piège ! Pourquoi je ne voyais donc rien ? J'étais vraiment un sal gosse qui cacher tous ! Je me disais assez fort pour vivre. Je croyais avoir la force de me battre, je croyais avoir la force de vaincre. Tout cela était faux, je n'avais aucune de ces forces. On dit que le comble pour un alpiniste est d'enchaîner les erreurs. Je ne me sentais pas concerné, mais vu de plus loin maintenant, c'était exactement ça ! Finalement une seule erreur a suffi pour faire tout enchaîner. « La vie est assez difficile comme ça ! ». Je comprends maintenant les paroles de ma mère. Je comprends aussi que je n'avais sans doute pas la force de perdre, mais que ma seule force qui a été caché pendant tous ce temps en moi, celle qui demeura jusqu'à la fin, était la force d'aimer...
« Arrête de pleurer Yann je t'en supplie, tu tes bien battu. Tu ne vaux pas rien ! Je t'aime ! Revient ! Arrête... arrête... ça ne sert plus à rien. » Je voulais qu'on me dise ces mots, mais j'étais une foi de plus seul. Les larmes se givraient sur ma joue. Je n'en peux plus, je n'en peux plus de me battre contre la réalité ! Je veux juste comprendre... comprendre ce qui c'est passé. Si un jour je me sort d'affaire, je jure de comprendre, de chercher, et d'aider, les personnes que j'ai laissé derrière, ceux que j'ai aimé, eux ...

# Posté le mercredi 13 février 2008 12:44

Modifié le mercredi 13 février 2008 13:37

Le calme avant la tempêtetroisième partie

 Le calme avant la tempêtetroisième partie
La vie continuait tranquillement vers début mars, même peut-être un peu trop vite. Le 2 mars n'était pas vraiment un jour comme les autres. Ce fut cette année où j'ai eu mes 14 ans, et la mentalité de vieux que j'ai pu avoir c'est que je devenais vieux ! Je ne le disais pas, puisque je savais que mes parents n'aimaient pas ça. Avoir un an de plus chez moi, signifié avoir moins de chance à devenir un des meilleurs, et le plus jeune alpiniste, avoir moins de chance de réussir des records. Finalement, je n'avais vraiment que ça en tête, aucun rêve de garçon de mon âge, juste cette obsession. Pour fêter mon anniversaire en temps que déconneur, j'avais organisé avec une amie une petite fête. J'avais su m'amuser pendant toute cette soirée, et même peut-être oublié les sommets, être finalement qu'un gamin de 14 ans qui aimait s'éclater. Ce fut pourtant à l'intérieur de moi que du passé, et très vite oublié.
Les jours passèrent, et je ne tenais de moins en moins en place. Il fallait absolument que je fasse quelque chose. Je trouva rapidement, une course d'orientation en Ardèche, près de chez moi. J'étais vraiment doué dans ce domaine. Le but était de trouvé des points sur le terrain grâce à une carte, cela s'appelait une balise. Des dizaines de ces balises étaient donc réparties en pleine nature. Gagner la course signifiait récupérer toutes les balises en un moindre temps. Bien évidemment, toutes ces courses sont interdites jusqu'à un certain âge, mais depuis le temps je m'étais habituer. J'arrivais toujours à trouver des astuces pour me faire passe pour un adulte.
Courir, seul, à travers différents terrain, être malin pour tromper l'adversaire, étaient vraiment les choses que j'aimais dans ce jeu. Finalement, il reflétait bien ma vie !
Je courais, sautais, arrachant presque ma peau à travers la végétation. Peu importe, il fallait que j'aille plus vite, mais aussi gérer l'effort. C'était un exercice plutôt complexe, qui demandait une grande concentration dans l'effort. Au final j'avais mi quatre de course pour 20 petits kilomètres. J'étais plutôt content, puisqu'on ne peut jamais avancer vite dans ces terrains, et la réflexion demande du temps.

Les jours s'en allèrent encore péniblement. Le soir, de plus en plus souvent, je devais assister a des scènes que je ne pouvais admettre. Toujours ces même images d'horreur, mais à chaque fois différente. Une foi se fut un gamin, souriant, c'est vrai il était heureux ! Pourquoi je n'arrivais pas a soutenir son regard ? Ces vieux vêtements déchirer, ses dents explosées, et ses pieds rouge sang me donnaient la migraine. Il prit une clope de sa poche, l'alluma avec un brin d'allumette. Il prit une bouchée de fumé, puis appuyé le bout de sa cigarette incandescent sur la plaie de son pied. Son visage n'avait pas changé à la douleur, il était fort, et dur avec lui-même. Après quelque seconde de brûlure insoutenable, il me tendis le reste de clope. Mes pieds étaient comme lui, je devais le faire mais... je n'étais pas cet homme ! Je ne pouvais être comme lui ! Je ne pouvais vivre comme cela, je n'avais pas ça force ! Pourtant mon pied me brûla, je le fessais finalement comme une punition. L'image se transforma, il fallait que je pense à autre chose, alors je pensais à l'éventuel Ascension du mont blanc. Je n'en pouvais plus, c'était vraiment très dur, mais je n'abandonnais pas. J'avais une grande force, je pouvais même sentir le sang dans mes veines. J'arrivais enfin au sommet, fier de moi triomphant du plus haut sommet d'Europe, mais tout cela n'était qu'un rêve !
Chaque nuit, c'était la même chose, je n'étais pas endormi, ce n'était pas un rêve. Juste mon imagination, qui me jouait des tours, mais c'était si étrange ... Le matin je me réveillais la main recouverte de sang sec, et le nez saignant, à chaque foi que ça m'arrivais.

Je n'avais pas peur de tracé la route seule, d'ailleurs je le fessais ! J'avais peur que quelques chose m'échappe. C'était une particularité chez moi. Mon blog était un moyen qu'une personne ne m'échappe pas, une personne un peu comme moi. Je voulais trouver quelqu'un comme moi qui ne comprenait pas ! Une personne différente, une personne seule, une personne qu'on disait différant mais qu'elle n'était pas ! Je ne voulais pas la laisser m'échapper ! J'avais donc fait ce blog, avec comme pseudo alpineyannou. Pourquoi alpineyannou ? Alpine fessait allusion à ma passion, Yannou était mon surnom que je préférais. J'aurais pu m'être Alpineyann, mais Yannou donnait un sens petit, plus faible. On pouvait aussi me demander pourquoi j'aimais le colorier en bleu, en blanc, puis en rouge aussi. Bleu a mes yeux représenter la glace, celle qui pour moi avait été presque comme une mère. Le blanc représenter la neige, celle que je préférais, belle et douce. Le rouge cependant rester un mystère...

Le temps s'envola petit à petit, avec ces « rêves » bizarre, et avec les délires entre amis. Jusqu'au début Avril, où cette foi j'allais commencé sérieusement ma saison d'alpinisme avec Chamonix – Zermatt, la haute route, à ski de randonnée.

# Posté le jeudi 14 février 2008 12:35

Chapitre 6 :Le ski de randonnée

Chapitre 6 :Le ski de randonnée
Le ski de randonnée est un de mes sports préférer. Le ski est une activité que j'ai pratiquée depuis toujours, enfin... la première fois j'avais 2 ans. C'est ma mère qui ma apprit les bases du ski, puis j'ai appris tout seul. Mes parents avaient bien essayé de me mettre à l'école de ski une ou deux fois. Je trouvais le moniteur trop nul, je le critiquais et au final je m'étais engueulé avec lui. Je n'avais eu donc que mon flocon, et encore je ne suis pas sur ! Moi ce qui m'intéressaient dans le ski, c'était la vitesse, faire qu'un avec la neige. D'ailleurs j'appris très rapidement à connaître toutes les plus en plus souvent dans les couloirs de neige avec formes de neige, j'arrivais très bien à la lire. On se lançait de Manon, Raf et mon frère. Quelque fois c'était même un peu dangereux, mais cela donnait des sensations encore plus forte. Puis en 2006, j'eux un vrai déclic, un de mes premiers en montagne. J'avais pris un style un peu plus classe, et j'osais vraiment plus engagé.
Quand j'ai eu 10 ans, j'eux des skis de randonnée, enfin des fixassions. Depuis ce jour, j'en fit de plus en plus chaque année. Ce n'a pas été toujours comme ça pourtant, je fessais de la raquette avant. D'ailleurs j'avais gagné une manche de la coupe de France de raquette de randonnée. Le ski m'attirait beaucoup plus, certain pensé que c'était pour la descente, mais je peux vous affirmer que c'est plutôt pour la montée. J'ai toujours préféré m'élever, dans tous les sports, et dans la vie de tous les jours.
Pour la première foi de ma vie, cette année 2007, j'allais partir 5 jours à ski de randonnée. 95 kilomètres m'attendaient, et plus de 5100 mètres de déniveler allaient me brûler les jambes. La haute de route qui sépare Chamonix de Zermatt, est connu dans le monde de l'alpinisme. C'était une grande classique, une grande beauté qui nous emmène au dehors de la vie de tous les jours. Mon frère était une foi de plus pas à mes côtés, je me retrouvais seul avec mes deux parents.

Le premier jour, vendredi, il fessait grand beau. On dut monter à l'aiguille des grands montets à 3295 mètres d'altitude en télécabine. Dans la benne, il y avait un gamin, de 12-13 ans, il était quasiment accroché à son père. Il avait tout simplement peur, skier la haut était terrifiant pour un simple enfant. Faire du ski ou autre entre les crevasses et les séracs n'étaient pas commun ! J'avais même cru à un moment donné qu'il allait s'uriner dessus. J'aurais aimé lui dire que je le comprenais, que j'avais été à sa place, que sa s'était bien passé. Je ne pouvais pas puisque c'était faux, je n'avais jamais été dans cette situation dans mes plus loin souvenirs.
La descente m'attendait, le poids du sac m'écrasait. Descendre sur un glacier comme ça, c'était vraiment magnifique. Je posais enfin pied sur le glacier d'argentière, où je pus m'être mes peaux de phoque. J'étais à 2550 mètres d'altitude et c'était parti pour une première montée, d'environ 800 mètres de déniveler. Je n'avais pas vraiment la très grande forme, j'avais toujours un problème à la hanche. Une douleur qui me prenait assez souvent, sans relâche, cela était même risqué des fois. La frontière suisse était maintenant à moi au col du chardonnet à 3323 mètres. Il y avait une nouvelle descente, mais cette foi en traversé jusqu'au pied du col à 3100 mètres. Une remontée de 100 mètres à ski et 100 autres à pied sans crampon me donnèrent les premières sensations d'altitude de la semaine. On arrivait donc à la fenêtre de saleina à 3267m. On traversait après le plateau du trient pour arriver au pied du refuge du trient. On remettait les peaux pour 100 mètres et on arriva au refuge à 3170 mètres.
J'étais à présent face a de magnifique face de granits d'orée, ébloui, je pensais simplement, comme toujours en montagne. C'était ici où je trouvais de l'inspiration, là où j'étais la personne que personne ne connaissait, la haut où j'étais moi-même !

Comme une sorte de méditation, j'imaginais temps de chose à l'affiler. Cela pouvait passer de cauchemar comme des images d'horreur, du genre à celle que je vous ai décris. Il y avait aussi des images de grand moment d'émotion, certaine en montagne, beaucoup dans des situations difficiles. Il y en avait encore d'autre que j'avais déjà vécu, je modifiais mon comportement, tout cela semblait temps réel ! Pour moi, ce n'était plus des rêves c'était une sorte de méditation. Pour avoir voyagé dans tous les coins du monde, je savais que la méditation chez les bouddhistes était de ne plus pensée, de ne plus réfléchir, et cela j'essayais de le faire aussi.

Est-ce que je me croyais fou ? J'avais peur de ce que je fessais...

Le lendemain matin, le réveil n'était pas trop tôt vers les 6 heures. Aujourd'hui s'était la journée la plus cool du séjour. Il n'y avait que 50 mètres de dénivelé, alors je ne vous dis même pas combien de descente !
On commençait déjà par descendre 400 mètres sur glacier bien gelé, puis on rejoignait un col. C'est ici qu'on remonte les 50 mètres, deux minutes suffisaient. Arrivé en haut je découvrais une nouvelle vallée. Je m'amusai à monter sur un rocher pour mieux voir, les skis sur mon sac.
Puis une longue descente avec d'abord une bonne poudreuse, puis une neige transformée, et enfin du gelé passait entre mes skis. C'était dans ces conditions où il fallait connaître toutes les conditions de neige possible. Après un plus de 1000 mètres de free ride, je rejoignais, la portion la moins marrante du séjour. Il fallait prendre un bus pour rejoindre le massif suisse en face. Cela coupé l'idée d'être toujours en montagne. Il fallait après rejoindre des remontés mécanique, pour prendre de la hauteur, puis descendre à nouveau pour rejoindre le refuge.
Le soir venu je me refaisais la méditation, en effet, le lendemain une longue journée m'attendait, sûrement la plus longue que je n'avais jamais fait. Il y aurait 1800 mètres de dénivelé, avec des plats, avec un sommet en crampon, pas mal de descente assez dangereuse, une tempête imprévu, et des aléatoires.


# Posté le lundi 18 février 2008 03:56