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Chapitre 1 : Un jour de moin

Chapitre 1 : Un jour de moin
Le brouillard s'est épaissi, les crampons grincent sur le rocher. Ça y est ! Je suis tout prêt du sommet du grand paradis. Celui-ci serra mon deuxième sommet à plus de 4000 mètres. Pas mal pour un gamin de 12 ans non ? Il ne reste plus qu'une traversée en IV environ. Mon frère, Noé, derrière moi s'emmêle la corde avec l'autre cordée. J'ai du mal à avancer, la corde c'est complètement bloqué avec celle des Italiens. Papa est devant, il attend et ne comprend pas pourquoi ça n'avance plus. Ma mère aide mon frère à l'arrière. J'essaye de me déplacer vers la droite, les pointes de mon crampon grattent une petite prise, et puis tous va très vite. Le pied zippe, mes mains lâche, et mon corps bascule à l'arrière au ralenti. Mon bras droit se balance sans espoir vers le rocher. Je me vois lentement tombé, mon c½ur remonte. Noé par dans le vide attiré par la corde, mes parents suivent avec les Italiens. Terrifier, impuissant, mon corps inerte tombe jusqu'en bas. J'attends le craquement qui m'indiquera la collision avec le sol, mais à la place c'est ma mère qui entre dans ma chambre.

Elle ouvrait les volets et me dit que c'est l'heure. Je râlai comme tous les matins, je n'aimais pas me réveiller. Puis, je n'aime pas me réveiller et pensé à cette fille. Il paraît que sa rend dingue d'être amoureux ? Je jetai un regard à mon réveil, il affichait : 7h25min. à chaque foi je suis en retard ! Je me lève péniblement, j'allume la radio et m'habille. Je déteste ces rêves, ils sont trop réalistes, sa me fou des coups de blouse ! Je préfère largement les rêves hentai.
Petit déjeuner, comme d'habitude je suis trop endormi pour parler à qui que se soit. Je pense, imagine ce qui va se passer aujourd'hui. Je peux toujours espérer qu'il n'y aura pas de contrôle... et puis j'ai sport aujourd'hui, pour une foi que je pourrais pratiquer ! En plus c'est endurance, le sport que je préfère au bahut, et je suis bien le seul, et après week-end !
Huit heures moins cinq, je pars, je mets mes écouteurs dans les oreilles et je marche. C'est un de mes moments préférer de la journée, j'ai l'impression de m'évader. Je pense à toutes sortes de choses. Quand je pense devant certaine maison, je m'imagine entrain de grimper jusqu'au toit dans une élégance parfaite. C'est dans ces moments là où j'oubliais qui je suis. J'oubliais que j'étais un élève de quatrième. J'oubliais que je vivais en France, dès fois j'ai vraiment l'impression de me trouver à 4000 mètres. C'est pour cella qu'on me dit sur la lune ou rêveur.
L'année 2006 venait de se terminer, avec des regrets de ma part./ C'était une si belle année pour moi, j'ai rencontré vraiment beaucoup de monde extraordinaire, des vrais amis ! En effet, juste en voyant au collège, ma bande de collègue est passer de 5 amis à une trentaine. Le collège est devenu beaucoup plus familial pour moi, et je ne sais pas où l'année 2007 m'emmène.
Je serre quelque main à mon arrivé, puis rentre dans l'enceinte. Il est huit heures vingt, et les fous rires sont déjà partis. Ce qui est sur, c'est que l'on ne déprimait pas au collège. Même si quelque fois les professeurs n'étaient pas d'humeur chaque jour, on rigolait quand même très souvent. Parmi ces personnes, ces amis avant tout ! Il y avait Lucas, depuis 14 ans j'ai toujours été avec lui, c'est comme mon petit frère. Matthieu aussi était souvent là, il ma toujours rendu jaloux quelque pars, avec toutes les copines qu'il avait eu. Enfin tout cela me faisait rigoler. Seb était aussi un très bon ami pour moi, même s'il se moquait souvent de moi. Bizarrement on s'était rencontré sur un jeu Internet, puis on s'était rendu compte qu'on faisait partie de la même équipe de hand-ball. Tous mes amis, je les aimais... je les aimais pour leurs qualités et leurs défauts. J'étais trop aveugle à l'époque pour m'en rendre compte.
On commence les cours, avec un prof' super. M.Orlando professeur de français, je n'ai jamais aimé cette matière, mais pour la première année, je commençais à apprécier. Avec ma grande nullité en orthographe, c'était sur que sa ne m'encourager pas. Mais avec ses cours je retrouvais plus de plaisir, et j'avais comme l'impression que ce prof' me comprenait. Je ne savais absolument pas pourquoi et comment, mais il me regardait différemment des autres professeurs.
Je n'étais pas très doué dans toutes ces matières au collège, et même en sport je ne faisais rien de superbe. Je fessais l'idiot, ça je savais bien faire !
L'après-midi été venu, on avait endurance. Tout le monde déteste cette discipline, sauf moi ! Cette journée il y avait V.M.A. .( Vitesse maximale aérobie) J'attendais ce moment avec impatience, l'année dernière j'en avais une de 15,5 km/h. A présent j'allais me prouver, si j'ai fait des progrès ou pas, dans cette discipline je ne me retenais pas. J'essayais de donné une bonne partie de mes capacités.
C'était parti pour 20 minutes de course à pied à fond. Je ne suis pas devant, d'autres mecs menaient la course. Je restais en retrait tout en gardant une bonne réserve. Les longues minutes de résistance passaient, je me disais que ce n'était pas mon truc. Ce genre de course est trop rapide, on appelle ça endurance, moi j'appelais ça du sprint, et je n'étais pas fort à ça. Il restait 10 minutes, j'enclenchais la seconde vitesse au moment ou un type sur les tribunes s'exclama à Lucas. Il lui disait que je n'étais pas si fort qu'il le prétendait.
Je me rapprochai du peloton de tête. J'étais côte à côte du premier, et il restait plus que huit minutes. J'enclencha la troisième, et parti à une vitesse impressionnante. Il me restait plus cas tenir cette vitesse jusqu'au bout.
Je marquais une distance démentielle sur l'ancien premier. Mes jambes se balançaient à grande vitesse vers l'avant, mon c½ur accélérait. Je gardais toujours cette bonne vitesse, Lulu avait du mal à s'en rendre compte. Je mettais un tour d'avance sur l'ancien meneur. Mes joues commençaient à trembler. Il ne restait plus que 2 min, j'accélérais progressivement. Dans ma tête tourner toujours les mêmes mots : Plus de vitesse, plus de vitesse, aller ! Je hurla en déversant encore plus de force, les larmes montaient. Les encouragements m'aidaient à continuer.
J'entendis le dernier coup de sifflet, et m'effondra de tout mon poids.

Lucas arriva en courant, essoufflait, me demanda si j'allais bien.
_ YANN ! Yann ! Ça va ? !
_ Combien... ? Lançai-je.
Lucas sourit, puis me répondu.
_ 18 ! 18 km/h de VMA Yannou !
_ Ah...
_ Bon aller mec ! Il faut te lever, on va se faire remarquer.
Je me leva lentement, Lulu m'aida, il me soutient à marcher vers le reste du groupe.
_ Tu sais qu'il faut avoir 16 de V.M.A pour avoir 20 sur 20 ?
_ Je vais avoir 25 sur 20 alors ?
_ Rêve pas trop quand même !
Le professeur s'avança vers nous. Je m'écarta de Lucas pour pas qu'il comprenne mon état.
_ Tu nous as fait une belle performance aujourd'hui Yann. Me dis-a le professeur de sport.
_ Oui... lançai-je sur un ton peu convaincant. Je n'ai pas vraiment la patate en ce moment, faire la fête tous les soirs sa ne me réussis pas !
Le prof' sourit, et pointa son doigt vers les vestiaires.
_ Arrête de te la raconté, et file au vestiaire. Je lui lançai un sourire a mon tour.

# Posté le mardi 22 janvier 2008 15:43

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 01:09

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