J'aime les cadeaux, et s'ils ont se faisait tous un cadeau. Le plus beau cadeau qu'il peut exister. Si notre cadeau était de tout arrêter maintenant ? Appuyer sur : STOP. Votre vie s'arrête...
Je me suis posé sur la cime de ma vie. D'ici, j'ai pris le temps de regarder en bas, d'observer les épreuves que j'ai surpassées. La seule chose qui a pu définir l'émotion que j'ai eue à ce moment là : Le vertige. Yannou.
J'ai souvent pensé que ce qu'on faisait en montagne était semblable à de l'art : tracer notre chemin dans des milieux hostiles. Alors, lisez ce que disait Pablo Picasso de ses oeuvres : "Tu peux laisser une toile de côté en disant que tu n'y touches plus. Mais tu ne peux jamais y mettre le mot FIN."
Il y a quelque instant le soleil donner une couleur rose bonbon à la neige. Puis le soleil s'était élever dans le ciel et avait réchauffé la surface de mes habits. Mon sac à dos et ma veste ne fessait qu'un avec le givre. Le vent régulier m'avait givré une bonne partie de visage, puis petit à petit les rafales m'arracher la surface de la peau.
Je m'étais ardemment battu, toute la nuit contre la sombre réalité, celle que le sommet n'était pas a moi aujourd'hui. Cette nuit m'avait détruite, le jour m'avait achevé. Il est trop tard pour faire marche arrière, le piège s'est refermer sur moi. Je crois que maintenant tout est fini. J'ai voulu trop en faire, comme d'habitude. Finalement, tous ce que j'ai pu vivre et même survivre, n'aura t'il servi à rien? Je n'étais pas m'être de mon destin.
Je regrette.... Je regrette de n'avoir pas passer plus de temps avec mes amis. J'ai été égoïste, je n'ai pensé cas moi, pourquoi ... pourquoi je ne leur ai rien dit ?
Il est trop tard maintenant, mais j'aurais aimé qu'ils sachent ... Si je pouvais, je ne commencerais pas par le tout début. Quand j'avais 6 mois, par mes premiers pas, ni par mes premiers virages à ski à 3 ans. Je ne leur raconterais pas cas 4 ans je tapais mes piolets contre la glace sur le massif du mont blanc. J'aurais aimé qu'ils comprennent... absolument tout, mais je ne leur disais rien.
Tout cela a commencé finalement à l'école primaire. Oui... je pense que c'est là. Je me rappel quand j'essayais de convaincre mes amis que j'avais nagé avec des requins. Qui aurait pu croire ceci ? Ils m'ont tous traiter de menteur. Et toutes les autres fois que j'essayais de raconté mes aventures, ceux aux 4 coins du monde, dans tous les océans que j'ai pu nager. Quelqu'un pouvait me comprendre ? Cela j'en doutais déjà. Etais-je m'être de mon destin à cette époque ?
Involontairement, j'ai changé, les années se sont écoulées, et rapidement je devenais un déconneur. Je me fessais passer pour un con. Je n'étais ni doué, ni vif d'esprit. J'aimais foutre la merde, d'ailleurs on m'avait surnommé le fouteur de merde. Mais cela changea, ce surnom fut remplacé par l'obsédé. Ça m'amusait de parlé de sexe, mais en toute sincérité c'était plutôt pour les fous rires qu'on se prenait entre pote. J'étais plutôt sportif, surtout en endurance, je fessais du hand-ball régulièrement. En y repensant j'avais plutôt une vie simple est monotone. Mon seul but était de trouvé une superbe fille, et trouver un job.
Etais-je moi ?
Quelle question stupide, j'essayais de me convaincre moi-même que c'était obligé que ce soit moi. Une chose me troublait dans mon affirmation d'être moi-même. Quand je m'en vais, en voyage, en montagne, juste l'idée de partir, d'imaginer ce que je ferrais... tout cela me paraissait invraisemblable, impossible, cela ne pouvait être moi, qui grimpait ces gigantesques montagnes ! J'avais l'impression que je m'entais des fois quand j'expliquais ce que je fessais la haut. Pourtant, c'était bien réel, c'était bien possible !
Comme s'il y avait une autre personne en moi, un autre esprit. J'aimais appeler ce dernier alpineyannou. C'était peut-être tous simplement l'effet de la montagne qui me changeait.
Le trait principal de cette personne c'était la force morale. Il n'abandonnait jamais, il était très dur avec lui-même, et gardait un sang froid impressionnant. Il avait une force physique, une endurance hors du commun pour son âge. Il avait aussi une concentration spectaculaire, il était aussi habille, sérieux. A première vue il parait plutôt génial, mais il avait son point faible comme tout le monde, il ne parlait à personne, il ne confiait rien. Pourtant, il aurait pu en dire des choses qu'il portait lourdement sur son c½ur !
Il avait voyagé énormément, vu les plus belles choses qui existaient, mais aussi le pire. Le pire lui avait ouvert le c½ur a plusieurs reprise. Au fur et à mesure qu'il vivait et survivait à ces choses il se renfermait sur lui-même. Et c'est bien pour ça qu'il était devenu souvent un grand déconneur, et rarement la personne sombre qu'il était vraiment. Voilà qui j'étais au finale !
J'aurais voulu vous dire avant cette heure, cette dernière heure, ce que j'ai vécu ces derniers temps. J'aurais voulu partir en me disant que je n'avais pas vécu pour rien. Je ne voulais pas donner un sens à ma vie, mais un sens à ma mort.
